Archive for May, 2010

Logan Hicks a un rapport passionnel à la ville. Ses représentations de paysages urbains procèdent de ses promenades urbaines et de ses photographies.
Trouver un ordre dans le chaos et voir la beauté dans le banal autrement ont toujours été une constante dans son travail. «J’ai toujours été attiré par la lutte que la ville offre. Je semble me concentrer sur les situations où la ville a le potentiel pour devenir un obstacle.

Sérigraphe à l’origine, Logan Hicks s’est tourné rapidement et irrémédiablement vers le pochoir. Il est le pionnier du pochoir multi-layer hyperréaliste, souvent copié, jamais égalé. Avec une carrière de plus de dix ans, Logan Hicks s’est affirmé comme un des acteurs les plus importants de la scène internationale du street art.

Exposition Logan Hicks du 10/06/2010 au 03/07/2010
Vernissage le jeudi 10 juin à partir de 18h00

Galerie Itinerrance
7bis, rue R. Goscinny 75013 Paris
Du mercredi au samedi de 14h à 19h
Métro / RER C  Bibliothèque François Mitterrand

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L’art urbain se façonne, évolue avec le temps et cultive ce qui lui a servi de moteur : la liberté. Liberté d’expression bien sûr, mais aussi de lieu et d’action.  Les supports choisis traduisent aussi cette soif de liberté -toile-papier-céramique-objets de récupération… Rien ne se perd, tout renaît, tout se transforme.

L’exposition « Metal-Paper-Vinyles » en fait la démonstration avec 3 artistes européens qui ont choisi chacun un matériau différent pour mettre en scène leur univers. Le métal pour Quasikunst et ses paysages urbains, le papier pour les Citizen d’El Bocho et les vieux vinyles pour l’iconographie symboliste d’Artiste-Ouvrier.

Pourquoi le métal ?

Quasikunst : « J’aime travailler sur des supports récupérés dans la rue, pour moi cela fait partie de la démarche de l’Art Urbain.  Il y a quelques temps j’ai trouvé des plaques de métal dans une maison abandonnée et j’ai décidé de me servir du côté rouillé pour illustrer mes paysages urbains. Je présenterai également mes dessins géants sur papier ».

Quasikunst a démarré très jeune dans les rues de sa petite ville natale avec la bombe et le tag. Mais il s’est tourné très vite vers le pochoir. Il utilise la couleur depuis le début et intègre dès 2007 la technique du double pochoir caractéristique d’Artiste-Ouvrier. Très productif et très précis, quasikunst est un jeune et redoutable technicien du pochoir. Il peint si possible à même le mur, le cas échéant par le biais d’affiches. Il fait partie aujourd’hui du projet Gängeviertel  avec les meilleurs pochoiristes de Hambourg : ASA, LOS PIRATOS, FUNK25, TONA. Il s’agit d’un complexe immobilier centenaire mais non inscrit au patrimoine, en plein centre des affaires de Hambourg, qu’un collectif occupe avec l’assentiment d’une large partie de l’opinion afin de le valoriser er d’y organiser des événements culturels et artistiques. Le bras de fer avec la Mairie a permis jusqu’à maintenant de maintenir la semi-légalité de ce squat artistique au sein duquel quasikunst, malgré son jeune âge, assume une grande part de responsabilité.

Pourquoi le papier ?

El Bocho : « Il est intéressant d’observer comment le papier se transforme avec le temps… et la rue fait évoluer les choses, cela se remarque sur le papier. J’utilise des papiers spéciaux qui change de couleur et deviennent plus transparents au fil du temps… et cela donne parfois l’impression que j’ai peint directement sur les murs.

J’aime faire des expériences avec le papier. J’aime les effets, la rouille qui vient ronger le papier, les coins déchirés qui vous amènent à ré-intervenir avec un marker. Le papier, c’est vivant, c’est un peu comme une science, il faut savoir le choisir avec intuition, en fonction de chaque mur.

El Bocho est un des artistes street-art les plus célèbres et les plus visibles de la scène berlinoise.  Il est  typographe – illustrateur le jour, et la nuit, la ville devient son terrain de jeu. Ce travail dans la rue a démarré en 1997. L’artiste puise son inspiration dans la communication et les références à la vie citadine. Les discussions avec les passants – en particulier ceux qui ne fréquentant ni les galeries ni les musées – leurs réactions, sont sources d’invention permanente.

Pour sa dernière série de portraits « Citizen » – présentées simultanément à la Galerie Raab à Berlin et dans les rues de la ville – l’artiste a utilisé des posters géants (4m de haut x 6m de large). Cela l’a conduit à développer une technique spécifique qui grâce à un papier spécial fait évoluer son œuvre en fonction du soleil et des intempéries…

El Bocho, c’est aussi des ours pendus un peu partout sur les murs, dans les halls d’entrées, au dessus des digicodes… Et Little Lucy,  une petite bonne femme représentée dans différentes attitudes.

Pour sa 1ère exposition à Paris, l’artiste présentera les deux facettes de son travail : des portraits de la série « Citizen » et ses œuvres sur céramique ou bois « Little Lucy ».

Pourquoi le vinyle ?

Artiste-ouvrier : « Comme tout le monde, j’avais déjà peint un ou deux vinyles dans les années 97/98, mais c’est en 2003 que je redécouvre la pertinence de ce support. En fouillant dans les bacs du Emmaüs de Québec City, je trouvai suffisamment de vieux vinyles à 50 cent pour organiser deux expos : 41-33 Québec et 41-33 Montréal. Depuis je pris goût à la formule : Sans Demoiselle Fixe 2004, avec Pixal Parazit et Spliff Gâchette ou encore French Stencil Art 2006 à Vienne, galerie Inoperable.

Dans ma démarche habituellement plutôt iconodule, l’acte de peindre un vinyle n’est pas innocent puisque je détruis aussi une œuvre musicale, (l’idéal étant de peindre un disque déjà rayé). Mais c’est aussi accepter la course inexorable du temps et participer à l’entropie générale. »

Artiste-Ouvrier est aujourd’hui un des pochoiristes les plus importants de sa génération.

Devenu maître dans l’art du pochoir, Artiste-Ouvrier se consacre entièrement à son art depuis les années 2000. Savantes arabesques, lignes irrégulières ou sinueuses, surcharge de détails, une imagination déployée dans l’invention de motifs décoratifs, caractérisent l’œuvre de l’artiste. Son travail de la polychromie et sa technique de la découpe « en dentelle » sont également remarquables.

En 2005, après dix ans de pratique passionnée du pochoir, l’artiste sort peu à peu de son atelier pour descendre dans la rue… mais presque toujours en légal ! Une démarche entre respect de l’espace public et implication urbaine qui se traduit dans de nombreux projets en concertation avec les partenaires sociaux ou collectivités locales : Mairie de Paris 4e, Paris 13e, Paris 5e,  Ville de Murat, Barcelone, Hamburg, Londres ou Berlin.

Egalement scénariste et montreur d’ombres, Artiste-Ouvrier est un artiste à temps plein qui partage son temps entre la France, l’Allemagne et l’Ethiopie où il participe depuis 10 ans à des soirées cabaret en tant que musicien parolier, le tout en amharique. Ce n’est donc pas un hasard si sa peinture est toujours chargée de significations ambivalentes, comme teintées de littérature, silencieuses pourtant, laissant libre cours à l’interprétation.

Metal – Paper – Vinyles
Une exposition avec Artiste-Ouvrier, El Bocho et Quasikunst
Exposition du 10 juin au 10 juin 2010
Vernissage le jeudi 10 juin 2010 de 18h à 22h
Galerie Ligne 13
13 rue La Condamine – 75017 Paris
www.galerieligne13.com

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Pionnier du mouvement “Street Art”, figure emblématique du graffiti, Seen s’illustre dès les années 70 sur la scène artistique new-yorkaise ; il participe à l’émergence du mouvement. Tout jeune il est déjà un prodige en dessin. A onze ans, il taggue ses premiers trains. Plus tard, il décide de revisiter les lettres en tôle ondulée du panneau “Hollywood” à Los Angeles. En 1981, il participe à l’exposition “New York, New Wave” aux côtés de Keith Haring ou Andy Warhol.
Considéré comme une icône du graffiti, Seen marque une génération entière par la force de ses créations. Aujourd’hui encore, Seen étonne par la virtuosité de son style et sa créativité. Son art se situe à mi chemin entre l’héritage de la rue qu’il revendique dans chacune de ses œuvres et une virtuosité technique très graphique. En marge de ses oeuvres habitées par le lettrage coloré, technique dans laquelle il est passé maître, Seen a développé au fil des années une série de travaux sur toile, inventifs et personnels.

Dans cette exposition, Seen présente des œuvres d’une incroyable richesse. Dans certaines, il intègre de la tôle ou encore le symbole du métro new-yorkais comme pour rappeler chaque fois son appartenance à la rue tout en explorant l’abstraction puisqu’il le dit lui-même, “le graffiti est ma vie, il l’a toujours été et le sera toujours”.
Ailleurs on découvre l’influence de la culture du tatouage dont il reprend les thèmes et les motifs.
Enfin, au troisième niveau de la galerie les œuvres de Seen se font abstraites et les toiles sont animées par des jeux de matière. Au-delà du graffiti, de cette école qui l’a formé et qui continue à alimenter son travail, Seen est surtout un artiste complet. Il s’inscrit aujourd’hui comme l’un des artistes les plus doué de sa génération.

Seen Solo Show
Du 29 Mai, 2010 au 26 Juin, 2010
Vernissage 29 Mai, 2010 de 18h à 21h
Galerie Magda Danysz – 78, rue Amelot Paris 11

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Alëxone revient pour une deuxième exposition personnelle à la Galerie L.J. avec son bestiaire loufoque et ses personnages bigarrés.
Depuis que nous l’avions reçu à la galerie en juin 2008, Alëxone a participé à des expositions au Centre Pompidou (“Peinture fraîche”), à la Fondation Cartier (“Né dans la rue”), à l’Espace Vuitton (“Ecritures silencieuses”), et a montré son travail en Suisse (Galerie Speerstra), en Italie (The Don Gallery), au Royaume-Uni (Stolen Space) et en Tunisie.

Travaillant essentiellement sur papier depuis les deux dernières années, sa peinture a acquis une évidente maturité, développant des compositions parfois si denses qu’elles en deviennent quasi abstraites, bien que toujours discrètement imprégnées du passé de graffeur de l’artiste, auquel il fait référence via l’ajout d’écritures griffonnées en second plan.

Cette nouvelle exposition à la galerie mêlera travaux sur papier et sur toile, présentés dans le cadre d’une installation intéractive construite in situ dont seul l’artiste – jamais à court d’idées farfelues – a le secret.

Alëxone Dizac (né en 1976 à Paris) peint des actes de bravoure. Entre jeux de mots et d’esprit, dans le brouhaha de joyeuses fictions et le tourbillon des couleurs s’étale le spectacle d’une société animalière en fusion, qui fait entendre la vox populi avec une malice très démonstrative. Si l’on comprend vite la thésaurisation de multiples référents parmi lesquels le graffiti, l’Art Byzantin ou la bande dessinée, on devinera derrière cette Fantasia la profondeur d’un équilibre spécifique, celui d’une trame labyrinthique sur fond de ludique rhétorique. Bibliophage, l’artiste parisien file tout en finesse un coton des plus doux. Mais la vitalité de sa peinture pourrait être garante de celle du monde.

Tout comme son nom dont les trois dernières lettres trahissent son passé de tagueur, l’oeuvre d’Alëxone est marquée par l’empreinte indélébile du graffiti. Il se fait connaître au début des années 90 avec ses “oediperies” qu’il réalise alors dans les rues ou ailleurs, qui mêlent graffiti, calligraphie épurée et installation in situ élaborée. Même si aujourd’hui il semble s’en éloigner, on retrouve toujours les stigmates de la rue dans son travail. Elle lui a enseigné ce que l’on n’apprend pas en école d’art et son œuvre n’en est que plus riche. Au fil des années, Alëxone a développé un univers fantasmagorique très coloré, peuplé d’animaux et de personnages étranges dont il pousse la difformité
à l’extrême. Son oeuvre est minutieuse et détaillée, le fruit d’un travail régulier et soutenu.

Alëxone – exposition personnelle “t’as le look croco” du 29 mai – 24 juin 2010
Vernissage samedi 29 mai, 19h-22h
Galerie L.J
12 rue Commines FR-75003 Paris

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