Archive for January, 2009

Du Jeudi 15 janvier au Samedi 14 février 2009 Exposition de Nasty à la galerie  Bailly contemporain

Nasty est un des artistes les plus éloquents de sa génération. Issu de la seconde vague d’artistes européens fascinés par les oeuvres sur les trains New Yorkais des «old timer» précurseurs du mouvement, il intervient sur le métro parisien dés les années89. Membre des AEC (Artistes en Cavale), la constance et la puissance de son style marque rapidement les esprits et lui ouvre la reconnaissance de ses paires.

Ingénieux et créatif il emprunte au métro, ses plaques et ses plans et en fait le support de ses oeuvres. Il sera avec son complice Slice, le premier à en avoir l’idée. Dés lors, il installe toute l’essence de son mouvement dans le cadre privilé gié des galeries, récupérant un élément du mobilier urbain dans ce qu’il a de plus symbolique (le métro) pour l’investir de son style aux lettres rondes, colorées et efficaces qui s’apparentent au style des précurseurs américains. Inventif et fils de pub, Nasty décline son oeuvre sur autant de supports urbains ou apparentés, que son talent peut croiser : toys (jouets, désignés par des artistes) plans de métro et bombes.

La galerie Bailly contemporain, présentera dans une sélection rigoureuse d’oeuvres toute l’étendue du talent de l’artiste: de son intelligence au support (plan, plaque, sculpture, bombe) à son jeu riche d’écritures – du tag au graff. Ici Nasty asseoit son style et installe son oeuvre dans le temps mais surtout témoigne de sa véritable nature d’artiste de graffiti en rendant hommage aux Maitres de son mouvement.
Valériane

Galerie Bailly Contemporain
25, quai Voltaire
75007 Paris
Tél : 01 42 60 36 47
nasty

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Peux tu nous décrire rapidement ton parcours et nous dire qui tu es ?

Salut je me prénomme Raphael, j’ai 37 ans, marié, trois enfants, un chat. Ça c’est fait !
Mon nom d’artiste c’est Seize aka Dr Happywallmaker, j’ai grandi à Sarcelles dans la banlieue nord de Paris.
Au début des années 80 je découvre un graff de Dark en bas de chez moi, ça m’a foutu une sacrée claque, un véritable ovni.
Je savais même pas qu’on appelait ça un graff, par la suite j’ allais régulièrement au terrain de La Chapelle pour voir les réalisations de Lokiss et Skki.

Moi j’étais dans un groupe de tagueurs les BFK avec mon poto Aero on traînait pas mal sur la ligne D et à la gare du nord avec les Fresh boys, ambiance caillera tags et fumette.
J’ai fini par me faire viré des écoles que je fréquentais mais parallèlement j’avais la chance d’avoir une mère institutrice et un père musicien qui m’ont élevé dans un contexte artistico culturel, cela ma permis de garder la tête hors de l’eau !
Sans diplôme et sans formation j’ai fait un tas de boulots différents, bagagiste, livreur, manutentionnaire, chauffeur de bus etc. A 33 ans ma vocation artistique prend le dessus et je me lance dans la peinture, d’abord sur toile puis sur les murs.
Autodidacte je me forme sur le tas à la peinture contemporaine, aujourd’hui je me sens en accord avec moi-même et ça c’est bon.

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Pourquoi ce blaze seize aka happywallmaker ?

Pour revenir a ce que je disais précédemment à propos du graff en bas de chez moi, Dark avait fait un lettrage seize, je suis parti le voir et il m’a donné ce blaze. Aujourd’hui hui une vingtaine d’années après, ce surnom me sort par le pif mais je le garde comme un lien avec mon passé tumultueux, comme un symbole de réconciliation entre le passé et le présent.
Happywallmaker par contre c’est beaucoup plus récent, c’est le surnom que m’ont donné les membres d’un groupe d’artistes hollandais, je l’ai gardé comme nom de « famille » une sorte de clin d œil.

Comment définirait tu ton style graphique ?
C’est simple c’est un style geometricolorismohappyflashysant ou plus simplement peinture atomique relative soit E=mc16.
C’est la résultante de différentes influences qui viennent aussi bien du graffiti que de la peinture contemporaine avec des artistes comme Lokiss, Skki, Dark, Meo, Keith haring, Paul Klee, Nikki de st phalle, Dubuffet, Mondrian, pour ne citer que les plus connus .

Penses-tu faire parti de la famille graffiti ?

Sur l’arbre généalogique du graffiti je dois être un cousin très éloigné, disons que je fais du graffiti avec mes propres règles.
Lorsque celui-ci est arrivé en France dans les années 80, c’était un mouvement précurseur a qui il fallait proposer son imagination et sa créativité, ça partait dans tout les sens et chaque villes, chaque quartier avait son style.
Je suis resté dans cette optique de travail.
J’aime casser les stéréotypes et jeter des ponts entre les différentes rives. Le hip hop à sarcelles, c’était une sorte de marche pied vers les « beaux arts » une fenêtre qui s’ouvre sur la peinture, la danse et la musique, une grande bouffée d’air frais qui porte ses fruits encore aujourd’hui.

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Comment aborde tu une création telle que cette fresque ?

Pour répondre à ta question, je te propose un “roman photo” sur le post graffiti toujours sous l’influence graphique des mandalas et de la symétrie en général. Je décide de passer à l’acte, j’ai un paquet d’images dans ma tête et ce mur est assez grand pour les recueillir .

Je commence par faire une pyramide au centre du mur comme à mon habitude, je lui donne ” vie ” en lui ajoutant des yeux, ça y est c’est parti, j’enchaine les phases comme une sorte d’écriture automatique c’est toujours à ce moment précis que je trip, je suis sur mon petit nuage.

L’esquisse terminée, je passe à la mise en place des couleurs, l’improvisation à tous les stades de l’évolution graphique est primordiale pour moi.
Le fait de savoir que l’on peut se planter à tout moment me maintient artistiquement éveillé et me fait sentir vivant comme le gars qui saute à l’élastique.

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Les jeunes du quartier passent me voir on discute à la cool, on parle de graffiti et de peinture, ils me font comprendre à demi-mots que ma démarche est un peu chelou pour eux.
Je me demande d’où sorte ces images géométrique j’arrête de me poser des questions et je fini la fresque avec la bombe de noir je prends du recul je regarde le mur qui a changé d’identité, bon c’est cool, je rentre chez moi en pensant au prochain mur.

Tu utilises des outils « maison » pour tes créations me semble-t-il, tu peux nous en dire deux mots ?

Hum ! Pas vraiment car ce sont des outils spéciaux en alliage inconnu spécialement fabriqué par la NASA je me dois de garder le secret défense sous peine d’avoir de gros soucis.

Cercles, rectangles, carrés, polygones. Tu étais bon élève en géométrie?

Non un vrai cancre, un fumiste de première ! Mais j’ai découvert plus tard que les symboles formaient un langage.
Le langage symbolique est celui de la nature et de l’univers. La forme géométrique jointe à la simplicité et à la rigueur des structures et de la composition peut atteindre une grande pureté .
Mais cette même forme associée à l’infini des combinaisons possibles est tout aussi capable d’exprimer dynamisme et grande vitalité. Avec les mêmes moyens élémentaires, lignes, cercles carrés, triangles, polygones, courbes la plupart des dominantes de l’être humain peuvent être plastiquement exprimées telles que pureté, contemplation, spiritualité, calme, joie, dynamisme lucidité, créativité, imagination…

Quel genre de musique t’inspire le plus ?

Le jazz, le rap New yorkais, le funk, la nu soul. Mon père est un musicien qui joue du jazz, du folk et de la musique cajun, j’ ai grandit parmi de multiples instruments et des styles musicaux différents. Mon souvenir le plus marquant c’était le disque des Pink Floyd dans la brume marie jeanne. Quand tu vis ça a 10ans forcement tu deviens artiste ah ! Ah !

Quels sont tes projets à moyen terme ?

Faire de nouvelles rencontres, participer à des nouveaux projets.
A court terme, finir la série de tableaux destinée à un projet en duo avec YZ pour une exposition imminente à la galerie itinerrance fin janvier.

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Un dernier mot que tu voudrais partager ?

Oui, merci aux lecteurs qui sont arrivé jusqu’ici , à Kashink le cerveau atomique , Yz la maman , Meziah le somnambule , Medhi le surfeur , Aero le pharaon , Darkside 70 aka Ramsès aka la tête de mort , Smash le pusher man , Money- less l’ami géométrique , Dacruz le 19° parallèle et ma famille pour leur soutien leur amitié et leur patience .

Peace !

Merci

Darkside 70 – Seize

Myspace de Seize
Flickr de Seize

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Petite expo à la petite Roquette

Ce soir 05/01/09 avec Surfil , Aleiteia , TH.Glaser et Palillopapillon à 19H et samedi après midi vers 16H pour les retardataires…
6 rue saint maur 75011

LOVE KRAFT
Juan invite Rengaw et Lksir du crew HSH
du 06 janvier au 14 février à la galerie Issue (
38 rue Quincampoix 75004 Paris)

Le papier kraft est un type de papier très résistant utilisé pour différents types de sacs (sac biodégradable pour différents types de courses, emballage de matériaux lourds), d’emballages  résistants, de courriers de grandes tailles ainsi que comme fond coloré pour la peinture ou le dessin.

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Il était originellement fabriqué à partir de chanvre de Manille et est aujourd’hui également fabriqué à partir de pâte écrue de bois de résineux, pin ou sapin.

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L’idée de dessiner sur du papier Kraft m’est venu après une série d’illustrations destinées à être collées dans la rue, support peu classique pour le street art mais comme expliqué ci-dessus très résistant. De là je me suis aperçu que ce papier offrait d’autres perspectives de travail de couleurs, de matières et même de donner naissance à des personnages et à un univers en corrélation absolue avec leur support.

D’autre part le choix de ce support n’est peut être pas si anodin, car sa couleur n’est pas sans rappeler l’essence même du bois, élément prédominant dans mes compositions sylvestres et surnaturelles.

JUAN

nb : L’exposition sera créée en majeure partie dans les locaux de la galerie entre le 03 et le 10 janvier 2009. La résidence est ouverte au public.

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