Exposition : Né dans la rue – Graffiti @ Fondation Cartier du 7 juil. › 29 nov. 2009

Stalingrad,Paris, Photo Henry Chalfant 1985

Consacrée au graffiti et au street art, l’exposition Né dans la rue – Graffiti met en lumière l’extraordinaire vitalité d’un mouvement artistique qui a pris son essor dans les rues de New York au début des années 1970 et qui est rapidement devenu un phénomène mondial.
Solidement ancré dans le paysage culturel, le graffiti traverse aujourd’hui les domaines des arts plastiques, du design et de la publicité. Pourtant, en dépit de son omniprésence, cette forme d’expression essentiellement illégale continue d’évoluer en périphérie du monde artistique contemporain et les origines et l’histoire de ce courant demeurent peu connues du grand public.
Cette exposition s’efforce de tracer les contours d’un territoire vaste et complexe, qui englobe aujourd’hui quantité de techniques, d’idées et de courants différents.

Le catalogue publié à l’occasion de l’exposition Né dans la rue – Graffiti revient sur la naissance du mouvement et présente les figures majeures qui ont contribué à son explosion, à sa diffusion dans le monde et à sa reconnaissance par le milieu de l’art contemporain.
Le livre réunit des photographies de Martha Cooper, Henry Chalfant, Jon Naar ainsi que de nombreuses images inédites. Il offre un panorama du graffiti dans les grandes métropoles du monde à travers les œuvres des artistes présents dans l’exposition (Basco Vazko, Cripta, JonOne, Olivier Kosta-Théfaine, Barry McGee, Nug, Evan Roth, Borris Tellegen, Vitché et Gérard Zlotykamien) et des photographies qu’ils ont prises de leur ville.
Une introduction de Richard Goldstein et des entretiens inédits avec les pionniers du graffiti apportent un nouvel éclairage sur le graffiti et sur les grandes étapes de son évolution.

Texte d’introduction de Richard Goldstein
Entretiens avec Coco 144, P.H.A.S.E. 2, Mare 139, Seen, Lady Pink, Ket One et Jayone

Né dans la rue – Graffiti
Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris
Reliure japonaise avec rivets, 34 x 21 cm (à l’italienne), 242 pages,
460 illustrations couleur et noir et blanc
Diffusion : Actes Sud, Arles
ISBN : 978-2-86925-086-4
Prix : 38,50 €
Publication : juillet 2009

4 Responses to “Expo: Né dans la rue – Graffiti @ Fondation Cartier”
  1. leafar photo says:

    je vais aller voir ca a mon retour de vacances.
    Tres bonne idée.

  2. nathzed says:

    bonjour

    voici le lien vers mon reportage photo sur l’expo sur mon blog “Paris in situ” :

    http://nathzed.canalblog.com/archives/2009/08/06/14665152.html#c26277589

    superbe expo … comme très souvent à la Fondation cartier !

    à bientôt !

  3. miss Punchabord says:

    Une expo très scolaire sans doute pour un public “bobo”, même à la rigueur “maman bobo” (des photos, des vidéos, des films et une incontinence verbale). La Fondation Cartier fait la rentrée des classes. Des non-œuvres très propres sur elles, du graffiti/papier peint ou du graffiti complexé par l’art conceptuel. Ils américanisent le mouvement alors que les groupes d’étudiants mi lettristes, mi situationnistes avaient recouverts les murs de Paris dés 68, et que reste t-il de “Happy Holiday”, “Sweet cousin cocaïne”, “Dust sin”, “Sirone”, peut-être un peu de “Futura 2000” ?. Si “L’imagination au pouvoir” était un slogan de 68, nous subissons aujourd’hui un pouvoir qui veut imaginer à la place des gens (multiplication des chaines de télévision, musiques clipées, livres bédétisés ou CDromisés et bien sûr, publicité inquisitrice). La jeunesse a besoin d’imaginer. Elle ne peut se sastisfaire des imaginaires fast food dans lequel on la baigne. Elle crée ses propres images. Les graphs sont des distorsions expressives qui soulignent du même coup ce qu’ils déforment : la lettre. Si on observe ces graphes, la première chose que l’on constate, c’est la primauté du trait mais ce trait est un trait éclaté. La jeunesse que l’on maltraite de plus en plus depuis quelques décennies est devenue dépressive. Ce retour de la cerne révèle l’angoisse d’une impression de dissolution. La couleur, élément essentiel du graphe, intervient alors comme une force jaillissante échappant au conditionnement du tracé. Elle se superpose à lui, le transforme et finalement s’affirme en elle-même : Le graphe est l’expression d’un combat entre un sentiment d’anéantissement et un désir de réaffirmation de soi. Et les graphes, c’est fini. La Fondation Cartier que l’on a connu plus inspirée vient après la bataille. Restent les taggs tandis que les slogans reviennent…

  4. clint says:

    voilà une bien belle théorie de merde avec plein de jolis mots pour en mettre plein la vue.
    blablabla…
    à mon avis on pourrait résumé tout ça par un simple mot : “récupération”
    le graffiti est et sera toujours quelque chose qui se pratique de manière illégale.
    l’un des grands intérêt de cette pratique est justement cet aspect interdit, si on lui enlève ça, il perd subitement 80% de sa valeur… bien avant sa qualité visuel ou graphique.
    le graffiti “de commande” ou légal devient une simple peinture à l’aérosol.
    le truc qui me fait hurler de rire, c’est de voir ces grandes enseignes qui habituellement naviguent dans les hautes sphères du luxe récupèrant un mouvement issu des rues, et dont leur clientèle s’offusque à chaque nouveau tag ou graffiti en bas de chez eux.
    bah… laissez tomber les gars…

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