Le duo milanais Orticanoodles inaugure sa première exposition personnelle à Paris la semaine prochaine, réalisant ainsi le fantasme de toute une vie. Duo et couple à la fois, Orticanoodles fait partie des artistes les plus talentueux de sa génération dans le champ du pochoir. Avec une approche ornementale et exploitant le pochoir en multilayers, Orticanoodles a affirmé sa maturité artistique au fil des ans et des expositions.
La Galerie Itinerrance présente à Paris trois séries inédites. Des vues d’architecture et façades des villes de Rome, Milan et Carrare, (cette dernière étant la ville natale de Wally, la partie masculine du duo) constituent la première série. La seconde porte sur des objets symbolisant la crise financière. « Le Caveau », pièce maîtresse de l’exposition, est la représentation d’un coffre de banque en trois layers avec l’ajout de véritables feuilles d’or. Et la dernière série est nommée « The Hammer » (le marteau) et porte sur la destruction des objets et biens de consommation de notre vie quotidienne, le tout dans une facture aux accents pop art et aux couleurs très acidulées.
Cette exposition est donc à l’image d’Orticanoodles qui cultivent à la fois un goût pour le pop art de Andy Warhol ou le courant Arte Povera avec Mimmo Rotella, mais aussi pour la tradition classique italienne qu’il adapte avec des natures mortes contemporaines et des paysages urbains.
Du 11 mars au 04 avril 2010.
Vernissage le 11 mars à partir de 18h00.
Galerie Itinerrance – 7bis, rue René Goscinny 75013 Paris
Du 4 au 28 février 2010.
Vernissage le 4 février à partir de 18h00.
Galerie Itinerrance – 7bis, rue René Goscinny 75013 Paris
Roa ouvre la porte d’une dimension parallèle en replaçant au coeur des villes les animaux d’errance tels que le corbeau, le sanglier ou le rat qui vivent à proximité des humains, dans une relative entente. Il les dépeints dans des positions statiques, d’attente ou de sommeil avec un réalisme inquiétant en noir et blanc. Roa aborde sa peinture de façon différente, selon qu’il soit en friche, en ville, ou en galerie, et développe de plus en plus des effets d’anamorphose, également dans un but contextuel. Après un passage remarqué dans les rues de New-York, de Londres, de Berlin et de Varsovie en 2009, Roa prend désormais possession de Paris.
Exposition BTOY du 10 décembre 2009 au 23 janvier 2010
Vernissage le 10 décembre à partir de 18h00
Après avoir exposé cette année à la Carmichael Gallery à Los Angeles ainsi qu’à la Bricklane Gallery à Londres, les Barcelonais Btoy ont leur première exposition solo parisienne. Les pochoirs d’Andrea Michaelsson s’inspirant des icônes féminines des années 50 répondent aux illustrations de son compagnon Ilia Mayer qui nous transporte dans un univers dont on ne sait si il est féerique ou démoniaque.
ANDREA MICHAELSSON www.flickr.com/btoy Andrea Michaelsson est la partie féminine du duo Btoy. Andrea s’intéresse à l’image de la femme dans le temps, à diverses époques. Ses compositions picturales sont faites d’éclaboussures de couleurs donnant vie aux modèles du passé, notamment de l’univers rétro hollywoodien des années 20 aux années 50 telles que Judy Garland jouant la Dorothée du Magicien d’Oz ou Elisabeth Taylor dans le rôle de Cléopâtre.
Pratiquant le pochoir depuis 2001, Andrea a affirmé sa place aujourd’hui au sein de la scène internationale. Elle a ainsi été invitée par Banksy au Cans Festival en 2008, aux côtés de cinquante des meilleurs artistes pochoiristes du monde. On a également pu découvrir son travail en France à l’occasion du festival international de graffiti Kosmopolite à Bagnolet en juin 2008.
Atelier d’Andréa, Barcelone, 2009
ILIA MAYER Ilia Mayer est la partie masculine du duo Btoy. Il développe dans son oeuvre picturale une vision personnelle de l’individu et sa relation à la nature, qui pourrait évoquer les films de Miyazaki tels que Princesse Mononoke, ou l’univers des bandes dessinées de Shigeru Mizuki avec les croyances et légendes populaires japonaises. Son style allie de fines lignes graphiques et une palette claire, travaillant à la fois le poscal et l’aquarelle.
En 2008, suite au Cans Festival, la structure initialement créée par Banksy nommée “Pictures on Walls” édite plusieurs sérigraphies à partir du travail d’Ilia et commence à présenter son travail au sein d’expositions collectives.
Ilia pousse la créativité à travers la pratique parallèle de la musique électronique expérimentale, ce qui donne lieu à des performances faisant fusionner les sens.
Galerie Itinerrance
7 bis rue René Goscinny – Paris 13e
01 53 79 16 62
M° Grande Bibliothèque – sortie n°3 rue Goscinny
Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous.
Exposition du 24 sept. au 21 oct.
Galerie Itinerrance
7 bis, rue René Goscinny
75013 Paris
Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h http://www.janaundjs.com/