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Le principe de cette initiative habitante est simple : on ferme l’ex-autoroute entre le boulevard Aristide-Briand et la rue Pierre-de-Montreuil et on laisse libre cours à son imagination !

L’esprit ? mettre en valeur le quartier, faire découvrir les murs à pêches avec un événement festif, solidaire et écologique.

Déjà au programme : des guinguettes, des performances de graffeurs, un concours de vélos décorés, des lieux pour lire ou pour rêver, la présence de l’école de vélo, des trocs de plantes, des chorales, du skate… à vous de venir enrichir cette programmation citoyenne et associative par votre participation artistique, sportive, ludique ou gastronomique.

Pour les performances graffiti seront invités: Alex – Ema – Grems – Kashink – KRSN – Monsta – Rensone – Russ – Shaka – YZ – Seize

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Kashink, Anis et Snez sont tous les trois issus de la nouvelle scène street art parisienne. Ils ont en commun un attrait pour la culture latino-américaine et leurs nombreux voyages dans cette région leur ont fait découvrir un concept unique qui les a beaucoup influencé dans leur style de peinture : la “buena onda”. Une joie de vivre bien spécifique à leur style graphique, tantôt abstrait ou figuratif, mais caractérisé par l’utilisation de couleurs vives et de traits marqués. Lettres, bouches, yeux multiples, tâches, coulures, tous ces éléments s’entrechoquent dans leurs œuvres pour créer un joyeux mélange de teintes flashy. Et même si quelques crânes viennent se glisser ça et là, ce n’est que pour mieux nous inciter à profiter de la vie et la célébrer de toutes les couleurs, c’est aussi ça la “buena onda”!

ANIS

« J’ai commencé le graffiti étant adolescent, au fil des années je peignais de plus en plus de fresques sur les murs autorisés jusqu’à la découverte des friches industrielles. Les friches sont des lieux chargés d’histoire où il se dégage une atmosphère  particulière, l’on si sent hors du monde. Il est intéressant de voir que  chaque lieu a un vécu et un décor différent. Ainsi, peindre ces lieux où  la nature reprend ses droits, où le mur s’effrite aux couleurs passées, crée une ambiance à mes graffiti, puis le fait que le lieu soit vierge permet d’en retirer une photo unique. Aujourd’hui je ne peins quasi jamais plus de murs légaux, je préfère peindre un store, un train, des friches, coller des affiches car les supports sont vierges.

Ma peinture dans le graffiti se traduit en tags abstraits décomposés, remplis de volutes se repassant les unes sur les autres. Elle est toujours accompagnée de tètes de personnages naïfs et de motifs enfantins, le but est de créer un ensemble où les éléments communiquent entre eux comme, par exemple, des yeux qui se regardent entre des lettres abstraites.  J’aime bien y ajouter  également une touche d’organisme comme des pochoirs de feuilles de lierres.

De plus, notre peinture dans le monde du graffiti est différente car nous associons peinture à l’acrylique et aérosol. Les remplissages sont essentiellement aux rouleaux, (peinture trouvée dans la rue) ce qui crée un rendu plus artistique moins parfait et plus monumentale.

Avec Snez, à la suite d’un voyage en Argentine en 2007, nous avons agrandi notre collectif « LF » à des Argentins, des Chiliens et des Canadiens, nous peignons et faisons des expositions partout dans le monde. Ce premier voyage nous à énormément influencé par le fait qu’ils peignent essentiellement aux rouleaux et qu’ils ajoutent une quantité de motifs incroyables. J’y suis retourné quatre mois en 2010,  pour y faire des expositions et peindre comme un ouf ! »

Kashink Parcours 1981 : naissance à Alès Vit et travaille à Paris

De ses origines slaves et hispaniques, Kashink tire son inspiration pour créer des personnages hauts en couleur.
Parisienne, elle fait partie de ces rares filles très actives dans le mouvement street-art/graffiti, et se démarque par son style très graphique. Des têtes de mort colorées comme des vanités revisitées à la mexicaine, des personnages masqués ou aux yeux multiples, des créatures protéiformes aux allures de catcheurs, Kashink compose et déforme ses personnages, très loin des références traditionnelles du graffiti féminin.Elle aime aussi détourner les symboles religieux, elle étend sa création à des “Ex-Voto”, petits objets votifs encore aujourd’hui beaucoup utilisés dans la culture latino-américaine qui la fascine. En 2003, elle vit un temps aux Etats Unis et se familiarise avec les traditions de celle-ci. KASHINK effectuera par la suite de nombreux voyages en Equateur et au Mexique, où elle trouve une grande inspiration dans les portraits de Frida Kahlo et les fresques des muralistes mexicains.
Son style est aujourd’hui très reconnaissable sur la scène européenne.Après avoir beaucoup exposé dans des lieux alternatifs et participé à de nombreux festivals graffiti, elle multiplie les solo shows en galerie et développe sa créativité en s’affranchissant des règles du milieu du street art, avec une approche plus plastique notamment par le biais d’installations.

SNEZ

«Le graffiti est entré dans ma vie il y a une dizaine d’années. Au début très attiré par le wild style, je m’en suis de plus en plus éloigné pour évoluer dans ce que j’appelle le style ignorant. Lettres simples et débiles accompagnées de personnages loufoques. Pour définir mon style, je dirais « psychadélico-enfantin ». Je peins surtout avec des rouleaux et fait mes traits au spray ou même parfois au pinceau. Cette manière de peindre me vient d’un voyage effectué avec Anis en Amérique du sud. C’est plus agréable, plus fat et surtout plus économique qu’une pièce entièrement réalisée à la bombe. J’aime le fait de peindre en grand sans être bloqué par le bord de la feuille. L’esprit de liberté des friches où l’on se sent hors du temps et dans un endroit qui est mort auquel on redonne vie me plait. J’aime aussi beaucoup le fait de peindre à plusieurs sur un même mur, mélanger nos formes dans une spontanéité qui est propre au graffiti. C’est donc les couleurs pastel qui m’intéressent sans oublier de les faire briller avec un coup de fluo ou de couleurs bien « flashy ». Les randonnées colorées me trainent partout en Ile de France mais aussi en province ou à l’étranger. Au fil des rencontres, on a de plus en plus envie de bouger et peindre encore plus… Je peins dans le collectif international LF (La Firm). En dehors des murs et autres supports roulant, mon travail se porte aussi sur la toile. Le fait de peindre sur toile pousse mon univers vers l’abstraction. Ainsi ce que je fais sur mur se recoupe avec ce que je fais sur toile et inversement. Les deux médias communiquent entre eux malgré moi pour faire évoluer mon style dans une direction commune. »

EXPOSITION BUENA ONDA [Anis – Kashink – Snez]
du 9 mars au 9 avril 2011 Entrée libre
du mercredi au samedi de 14h30 à 19h30
Galerie Ligne 13 – 13 rue La Condamine 75017 Paris
Tél : 01 45 48 44 22

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Dimanche 26 septembre, Autoroute A 86, entre le Bd Aristide Briand et la rue Pierre de Montreuil réalisation d’une fresque collective avec KID ACNE, SEIZE, YZ, KASHINK et EMA dans le cadre du festival La voie est libre.

Source: 75018laurence

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– Peux-tu te présenter brièvement.

Kashink, 28 ans, parisienne.

– D’où vient ton blaze « Kashink »?

A la base c’est un bruit, un peu comme dans les comics quand les bruitages sont représentés sous forme de “BANG” ou “KLAK” en grosses lettres. “KASHINK” représente pour moi le bruit de quelque chose qui rebondit et qui se brise un peu en même temps, et je l’ai choisi parce symboliquement ça correspond bien à ce que je suis. C’est drôle parce que j’utilisais ce nom bien avant de me mettre au graffiti, et quand j’ai commencé à peindre sur les murs c’était une évidence que j’en fasse mon blaze.

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– Comment définirais-tu ton style ?

Je peins majoritairement des personnages. Mon style est assez graphique, je travaille beaucoup en à-plat. J’aime bien le côté brut des à-plats de couleur qui se découpent. J’ai pas mal utilisé le thème du tryptique pour mes persos mais je le fais moins, maintenant j’essaie de faire des pièces assez grandes.

– Certaines de tes peintures me font penser à la Russie (poupées russes), d’autres au Mexique (dia de los Muertos) , Quelles sont tes influences ?

J’ai des origines slaves et hispaniques, les deux cultures comptent beaucoup pour moi, et j’ai développé un style qui se rapproche assez de l'”artisanat” de ces régions. Dans les deux cas, ce sont toujours des formes assez graphiques et dessinées qui sont utilisées. Je suis allée à Moscou il y a quelques mois, c’était mortel, les Russes sont fous! J’utilise souvent des références religieuses en lien avec l’orthodoxie qui est une religion dans laquelle j’ai été élevée, mais dont je m’éloigne justement en utilisant ses codes pour les détourner.
C’est vrai que mes personnages ressemblent souvent à des catcheurs mexicains, les références au folklore mexicain en général sont bien présentes dans mes peintures. C’est une culture que j’affectionne particulièrement depuis très longtemps, bien avant de me mettre au graff. J’ai plutôt un background rock’n’roll, je voulais être tatoueuse quand j’étais plus jeune, et les “calaveras” (têtes de mort) typiques du jour des morts au Mexique me plaisaient beaucoup. Représenter la mort avec plein de couleurs va complètement à l’opposée de notre vision “européenne”, où la mort est vraiment un sujet tabou. J’ai pas mal voyagé en Amérique Latine, dont au Mexique. En fait j’ai commencé à peindre il ya longtemps après avoir vu des portraits de Frida Kahlo, qui est ma toute première influence.

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– Tu sembles « fascinée » par les visages pourquoi ?

Je peignais déjà des portraits avant de me mettre au graffiti, c’est un sujet qui m’a toujours beaucoup plu. Je pense que les visages sont fascinants, c’est là biensûr que se concentrent toutes les émotions, c’est par le visage qu’on communique en premier avec les autres, mais il peut aussi être trompeur, d’où la thématique des masques que j’aborde souvent aussi. Pour moi les visages sont très mystérieux: tout en étant la première chose que l’on voit chez l’autre, ils ne définissent évidemment pas les personnes, et suscitent les uns chez les autres toujours autant de curiosité alors qu’on en croise des milliers dans sa vie. On n’ose jamais vraiment regarder quelqu’un en détail, et si on se met à le faire, c’est troublant, même parfois avec des gens qu’on connait très bien. Certes, on peut dévisager longuement quelqu’un qu’on aime par exemple, mais qu’est ce qu’on finalement? Une image (idéalisée ou pas) de l’être aimé? Ce qui m’intéresse, c’est d’imaginer quels sont ces visages que je peins, ce qu’ils ont vécu, ce qui les a fait devenir ce qu’ils sont, leurs ambitions, quels sont ces masques qu’ils portent et pourquoi.

– Quels rapports entretiens-tu avec le milieu du graffiti.

Mon style de peinture est particulier et je sais qu’au début je me suis souvent trouvée face à des graffeurs “purs et durs” qui ne comprenaient pas ce que je faisais. Ils me disaient “oui, tu utilises des bombes et un mur mais c’est pas du graffiti que tu peins”. Définir ce qu’est le graffiti est un grand débat, duquel je préfère me tenir à l’écart. Je fais peu de lettres, j’ai pas mal bossé la calligraphie, mais jamais dans un style purement graffiti.
Je n’ai pas le parcours classique des débuts vandales à l’adolescence, des trains et des tunnels. Je comprends le concept trippant d’adrénaline et d’interdit mais je me suis mise au graffiti trop tard pour que ce soit ça qui me guide.
J’aime prendre mon temps, faire un truc qui me plaise, partager un bon moment avec des gens que j’apprécie. La majorité des gens avec lesquels je peins sont dans une dynamique de créativité constante et c’est ça qui me plait. Je connais toutes sortes de personnes avec des styles très différents, et bien que j’aime certains styles plus que d’autres, jusqu’à présent mes rapports avec le “milieu du graffiti” sont tout à fait cordiaux! En fait je pense que le fait d’être arrivée tard dans ce milieu est une très bonne chose, j’avais déjà développé mon style avant, j’ai déjà ma personnalité, et surtout je ne voulais pas à tout pris être intégrée dans ce petit monde du graff, ça m’est complètement égal qu’on me considère comme graffeuse ou pas, je fais ce que j’aime c’est tout.

Rekm – Kashink – Izo – Ikea – Tvrbo – Genez – Wem – Loisir – Clope
3615 – Tvrbo – Rolus – Kashink – Seize – Larosoire
Dem 189 – Kashink – Popay – Native – Jean Spezial – Seth – Bonus
 

– C’est un avantage ou un inconvénient d’être une femme dans le milieu du graffiti?

On me demande souvent si je ne souffre pas du machisme ambiant dans ce milieu mais ce n’est pas le cas. Je ne me suis jamais sentie mise à l’écart ou rejetée parce que je suis une fille, au contraire! Le fait d’être une fille qui fait du graffiti suscite la curiosité en général. De plus, je n’ai jamais eu l’ambition de me mettre en “concurrence” avec les mecs, comme s’il fallait à tout prix faire mieux. J’ai toujours fait mon truc, sans me soucier du jugement des autres.
Mon style de peinture est particulier et a pu susciter l’étonnement de certains, qui étaient habitués à un certaine image du graffiti féminin et qui n’ont pas compris que je n’aie pas envie de peindre des petites minettes en tenue légère… mais chacun son truc! Justement ça me plait d’arriver avec un truc décalé et de bousculer un peu les stéréotypes, d’où la moustache pour ceux qui connaissent…

– Quels sont les artistes qui t’inspirent et ceux avec qui tu aimerais peindre?

Les artistes qui m’inspirent sont nombreux, en terme de portraits évidemment Frida Kahlo! Je pourrais citer plein de peintres connus comme Basquiat, Barcelo, Miro et Kandinsky, mais ce qui m’influence vraiment c’est l’artisanat. J’adore m’intéresser aux symboles, aux techniques et aux motifs, comment ça s’est transmis de génération en génération, les couleurs typiques de la région, etc. Je pense que quelquepart le graffiti est aussi une forme d’artisanat, avec ses techniques particulières, ses traditions et son organisation parfois digne des Compagnons du devoir!!
En ce qui concerne les artistes avec qui j’aimerais peindre, j’ai déjà eu la chance de peindre avec pas mal de ceux que j’admire mais si je devais taper bien haut je dirais Os Gemeos.

– As tu des projets en vu pour les mois qui arrivent?

Un voyage au Japon cet automne!
Sinon je vais faire une expo à la rentrée à La Lucha Libre, un bar que j’ai décoré ambiance catch mexicain (il y a un ring au sous sol, yeeeaaahhh).
Je continue mes projets musicaux à côté.

– Un dernier mot que tu voudrais partager ?
Merci à ceux qui m’encouragent depuis le début, en particulier REKM, SEIZE et mon Romain.
Et merci à toi Vito!

– Merci

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Le Blog de Kashink

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