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Nouvelle exposition personnelle “C215” à Paris : “ERRANCE”

Une nouvelle fresque ainsi qu’une exposition permanente dans les nouveaux locaux d’accueil pour les sans-abris de l’association caritative ” La Mie de Pain / L’Arche d’Avenirs.”, 113 rue Régnault, 75013 Paris.
Inauguration le 17 octobre 2012 à 16h.

 

Pourquoi avoir choisi C215 pour l’exposition permanente au sein de cette nouvelle structure d’accueil pour les sans-abris ?

–          Parce que C215 réalise des œuvres qui s’inspirent pour certaines, de personnes sans-abri. Les personnes mêmes qui fréquentent nos structures chaque jour, et que nous nous efforçons d’aider. Il s’agit également  de street-art, un art ouvert et accessible à tous, aussi bien à un public « bourgeois » qu’à un public « à la rue ». De plus, c’est un art accessible aux sans-abris car les œuvres de C215 représentent des personnages, des situations, des images qui correspondent à ce que notre public vit au quotidien.

Enfin, nous aidons ces personnes « de l’urgence à l’insertion » (notre devise). Nous considérons que la réinsertion des personnes en précarité dans la société actuelle passe aussi par un accès à la culture. Et dans le cas précis, c’est même la culture qui vient à eux. Nous estimons qu’une personne en difficulté a droit, elle aussi, d’aimer l’art et d’en profiter.

Association Mie de pain / L’Arche d’Avenirs

Plus d’information concernant La mie de pain:
Présentation générale de l’association
Présentation de l’Arche d’Avenir ( Résidence où seront exposées les œuvres de C215)

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Interview de C215 pour l’exposition permanente “Errance”

– Pourquoi à ton avis les gens de La Mie de Pain / L’Arche d’Avenirs ont-ils fait appel à toi, connaissaient-ils ton travail et particulièrement ta série de pochoirs sur les sans-abris?

L’Arche d’Avenirs a fait appel à moi après avoir pris connaissance de mes différentes interventions institutionnelles dans le 13e arrondissement.
En effet, j’y ai réalisé une fresque, une série de boîtes à feu, une exposition de vitraux dans la chapelle Saint-Louis, la fresque introductive à l’hôpital de la Pitié, un caisson lumineux en façade latérale de la mairie et la cage d’asceneur de ladite mairie. C’est donc au plan local, que les relations se sont nouées. Le directeur était très sensible au fait que j’ai travaillé autant sur le thème des sans abris bien sûr.

– Sous quelle forme sera représenté ton travail dans cette résidence et quelle thématique vas-tu aborder?

Il s’agit d’un centre d’accueil diurne pour sans abris, mais qui accueille davantage des migrants que des “clochards” tel que nous nous les imaginons. Ce sera donc une thématique élargie à l’errance. C’est d’ailleurs le nom de l’exposition. Je vais effectuer une fresque dans la cour, qui se verra du réfectoire, ainsi qu’une oeuvre originale de grand format dans l’accueil, et une exposition labyrinthesque de tirages photos, qui fera cheminer au sein de l’établissement.

Je suis assez content de la mise en abîme de l’univers de la rue, au sein d’un espace dédié aux gens de la rue. Je suis plus fier encore de réaliser une exposition pour un public déclassé, une exposition permanente et non commerciale, qui mènera les amateurs à visiter un centre d’accueil et ses hôtes pour venir photographier ces tous derniers travaux. Loin du racollage commercial des galeries et des magazines à la mode.
Si je le pouvais, je me contenterais de réaliser des opérations de ce type plutôt que de servir de la soupe décorative aux bourgeois-bohème et autres spéculateurs qui s’entichent de collectionner du “street art”… On proteste sincèrement un jour, sans un sou en poche, puis les autres vous achètent votre protestation, dont vous commencez à faire commerce. Et c’est déjà le début de la fin. La révolte est alors bradée, avec un point rouge en bas à droite du cadre. Cette exposition se veut tout le contraire. Elle tente de faire sens et n’est pas commerciale, et c’est ce dont je suis le plus satisfait (c’était déjà le cas de mon exposition de vitraux à la chapelle Saint-louis, laquelle était un simple appel à la tolérance oecuménique)

– Pourquoi ne pas exposer plutôt des pochoirs (ou photos) sur des thèmes différents qui laisse peut être plus de place au rêve et à l’imaginaire (ceux réalisés au Maroc ou en Inde par exemple)

Parce que je tente de pratiquer un art contextuel, qui fasse sens en un lieu pareil. Je n’y expose rien qui puisse porter atteinte à la dignité des sans-abris, mais seulement des images qui leur évoque la rue, et le fardeau qu’ils trainent. On pourrait aussi y accrocher des photos de filles nues pour tenter de les distraire … mais ce n’est pas mon propos. Il ne s’agit pas d’une exposition décorative.

– Ces peintures ou photos seront-elles mise en ventes?

Certainement pas. Il est prévu que l’association réalise un calendrier qui sera revendu entièrement à son profit, et je les laisse libre d’utiliser mes images au profit de leur association pour d’autres dérivés. tant que les produits vendus seront vendus à leur profit intégral, je ne vois en quoi cela pourrait-il être kitsch.

– Le soir du vernissage penses-tu qu’il y aura des sans-abris.

Je ne sais pas, mais sûrement car il s’agit par ailleurs de l’inauguration du centre, lequel sera visités par quelques officiels : le centre sera donc en activité. j’espère personnellement que les publics seront mélangés.

– Les gens non sdf pourront ils venir voir l’expo une fois le vernissage passé?

Ils pourront la voir chaque jour, même si je pense sincèrement que les nécessiteux venus dans ce centre y trouver secours ont d’autres préoccupations que de visiter une expo ou d’apprécier mes oeuvres. Peu importe, si quelques uns s’y intéressent, je serais content. Et si quelques bourgeois se déplacent pour venir y prendre ma fresque en photo, alors ce sera parfait. Le public sera forcé de partager un moment avec des sans abris pour venir apprécier mon travail in situ.

– Connais-tu Alain, ce sdf qui grave des mots sur les murs de Rouen depuis plusieurs années?  http://lesmotsdalain.free.fr/

je ne connaissais pas son travail. On peut dire qu’il s’agit réellement de graffiti. Du graffiti authentique, celui qui dit “j’existe et je suis passé ici”. On trouve de nombreux clochards artistes dans les rues du monde entier : j’en connais un à barcelone, un autre à rome. Il n’y a qu’un pas de la précarité à la banqueroute, de l’inspiration à la folie.

 

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– Peux-tu te présenter et nous décrire ton parcours en quelques mots.

 Je suis né au Havre le 2 décembre 1968. Je pratique le dessin depuis mon enfance. Adolescent, je dessinais pour les potes des tatouages mais également des enseignes ou des décors dans des bars (j’échangeais mon boulot contre des « crédits positifs »)  😉 .

Dans les années 90 après mes études je me suis installé 4 ans à Rouen. J’ai été « objecteur de conscience » pour une association de défense de l’environnement. Nous avions mis en place à la Fac un processus permettant le recyclage du papier. J’avais pris en charge la communication et le graphisme autour de ce projet (affiches, plaquettes…).
Par la suite j’ai travaillé dans un atelier de sérigraphie pour lequel j’étais graphiste.
Parallèlement, je réalisais à mon compte des affiches et des programmes de spectacles, théâtres et concerts.
Nous avions monté avec des potes des petits journaux culturels et des fanzines (« L’Oxiput », « Extérieurs »…).
Il m’arrivait parfois de peindre à l’aérographe de grands décors pendant des concerts ou des festivals sous le pseudo « Van Dog » (mon vrai nom veut dire « Le Chien » en Flamand ? c’était une référence à Van Gogh).


Par la suite, je me suis installé deux ans à Marseille . J’ai acheté mon premier Mac… un Performa. J’ai commencé la retouche d’image sur Photoshop et Illustrator et puis internet est arrivé et a tout chamboulé.
En 1996 je me suis donc mis à réaliser des sites Web, celui de la Ville d’Avignon entre autres.

Photo by Gérard Lavalette

Ensuite, un pote m’a proposé de venir bosser à Paris, j’avais besoin de gagner ma vie car d’autres bouches à nourrir que la mienne et j’y suis resté.
J’ai bossé pendant 12 ans dans divers grands groupes de communication. Au départ c’était super, tu as beaucoup de moyen pour mettre en place toutes sortes de projets, j’ai été graphiste, chef de studio, puis directeur artistique tout en restant parallèlement à mon compte (à la Maison des Artistes). Je faisais souvent deux journées en une 😉 Mais voilà, j’ai eu envie de revenir à la peinture et au dessin, car on est beaucoup plus libre… (même si je n’ai pas arrêter de dessiner et de créer toutes sortes de trucs sous le pseudo « René de Clignancourt » en rapport avec le quartier où j’habitais…)

J’ai commencé le projet du CyKlop en peignant les potelets dans la rue en 2007… un retour aux sources en quelques sortes…

Et puis, j’ai tout plaqué il y a un an environ, je suis actuellement toujours en freelance, mais je travail exclusivement chez moi. Maintenant  j’ai beaucoup plus de temps et de liberté pour travailler dans la rue, au contact des vrais gens 😉 Et surtout, je peux choisir les projets sur lesquels je travaille

Comment es-tu venu à la peinture ?
Voir question précédente 😉

Photos by Vitostreet

– As-tu suivi une formation artistique ou quelque chose comme ça ?

Un BAC A3 (art et philo), école des Beaux Arts, (je n’y suis pas resté longtemps, juste le temps d’apprendre les bases), et une école de communication (BTS) + des formations sur ordi pour dompter la machine…

– Je connais uniquement tes peintures à travers la « customisation » des potelets (poteau anti-stationnement). Peints tu sur d’autres supports ?

Oui, j’ai peint sur de très nombreux supports comme tu peux l’imaginer… Des toiles, du papier, des objets divers, de la pâte à modeler, des diapositives, des photos. Tout m’intéresse. En ce moment, ce sont les poteaux de rue.

Photos by Vitostreet

– Qui sont ces personnages que tu peins ?

Ils n’ont qu’un œil, alors je les ai appelé CyKlop. Il y une ambiguïté entre mon nom d’artiste et les personnages que je peins. Peut-être que ce sont un peu des autoportraits, surtout ceux qui ont les yeux verts comme moi (rire), ils sont statiques et observent le monde.
J’aime cette ambiguïté et jouer avec les symboles. Par exemple, pour ma première expo (collective) au Studio 55 d’Emmanuel de Brantes, à la galerie Pierre Cardin dans le 8e, j’en ai placé un en vitrine (avec un socle en béton), il regardait dans la rue celui qui était scellé  au trottoir… On ne savait plus lequel des deux était libre : celui que l’on pouvait transporter, mais qui était à l’intérieur de la galerie, ou celui qui était à l’extérieur, mais immobile…

Ce sont aussi des jouets, on peut les toucher, jouer avec, se prendre en photo… Comme les CyKlop Lego ou très bientôt les Playmobil.
Ils regardent souvent des monuments comme celui de la rue Paradis dans le 10e.
J’aime rendre vivant ces poteaux de rue comme les jumeaux africains qui sont installés passage Dubail près de la gare de l’Est (les jumeaux sont sacrés en Afrique), ou les 80 animaux alignés de la cité de l’Ameublement dans le 11e.
J’ai aussi installé des CyKlop à la campagne, dans un champ de blé ou alignés dans un pré, en détournant le fameux « Stri Tarte » pour en faire du Rural Art ;-))

Pourquoi avoir choisi ce support ? Comptes-tu t’attaquer à d’autres mobiliers urbains ?

A force d’en croiser dans Paris, la boule m’a fait penser à un œil… Et puis, c’est une forme très simple : un tube et une boule. On m’a proposé de faire des barrières autour d’immeuble de logements sociaux, mais je n’aime pas la symbolique de la barrière. Et puis pour l’instant avec les potelets à boule, les potelets à gorge, le modèle « Champs-Elysées », les grosses boules posées au sol et ceux qui ressemblent à des pions de jeu d’échec … j’ai de quoi faire ;-))))

Par contre, je colle aussi des yeux en papier sur les murs… On croirait qu’ils ont été bombardé et balancé sur le mur, comme des yeux qui dégoulinent… On dirait aussi des sortes de fantômes extraterrestres qui nous regardent.

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Photos by Vitostreet

Comment réagissent les institutions envers ta démarche ?

Au départ pas très bien. Ils sont toujours frileux quand tu travailles sans autorisation, j’ai eu la visite de la voirie, de la Police…
A Uzès, dans le Gard, j’ai préféré les effacer que d’avoir l’amende… C’est un site classé et ils n’ont pas du tout apprécié que je repeigne leur potelets « vert Uzès », en doré avec un œil violet.

A Paris, c’est plus cool, les flics sont venus me voir, certains en me demandant si j’avais cette fameuse autorisation et d’autres en me disant qu’ils aimaient bien mon boulot et qu’il fallait que je fasse plus de tigres…;-)
Près du square Maurice Gardette dans le 11e, ils sont en place depuis trois ans, alors que dans d’autres quartiers ils ne survivent pas plus que quelques jours.
Pour l’installation des 93 potelets à la cité de l’Ameublement, que j’ai peint dans le cadre de l’exposition « Vive l’Art Urbain #3 », organisée par les VLP (Vive La Peinture) à l’espace d’art contemporain Univer, Colette Colla, la directrice de la galerie avait prévenu la Mairie. J’ai cependant eu la visite de la Police Municipale et de la voirie qui craignait des dégradations, en particulier que les poteaux soient découpés à la disqueuse, comme ça se fait dans le quartier.
Les gars du service de la voirie se posaient beaucoup de question sur ce projet, jusqu’alors inédit. Mais il y a eu un super feeling avec les gens du quartier, les habitants et les voisins ont fait une pétition pour garder les CyKlop… Et, sans attendre la réception de cette pétition, la Mairie, la voirie et le service de la culture et du patrimoine dans le 11e, nous ont très rapidement soutenu et ont décidé de les laisser en place pendant un an.
Ce fut en tous cas, une belle occasion de faire accepter l’art urbain auprès des institutions et peut-être qu’à l’avenir nous pourrons monter des projets ensemble ?


Quels sont les artistes qui t’inspirent ?

En terme d’inspiration, il y a bien sûr la bande dessinée et les mangas japonais (« Kitaro le repoussant » et son père Medama Oyaji de Shigeru Mizuki), le dessin animé et les films d’animation, Walt Disney forcément… J’adore l’univers créé par Winshluss dans sa ré-interprétation de Pinocchio, paru récemment aux éditions Requins Marteaux. Il utilise plein de styles différents pour raconter son histoire.

Concernant la peinture, j’adore Yvon Tallandier, les frères Combas (peintre et sculpteur), Hervé Di Rosa (son musée de l’art modeste à Sète et son installation pour la salle de mariage de la mairie de Bobigny, c’est un de mes maîtres à penser) et leur copain Ben… La Nouvelle Figuration des années 80 en général, après le Pop Art américain.
Je me suis aussi beaucoup inspiré des Dadaïstes pour mes « réappropriations », mais c’est un autre sujet que les CyKlop.
Marcel Duchamp disait : « Tout est art », ça pourrait être ma devise. J’aime beaucoup Jean-Michel Basquiat pour ses dessins qui sortent vraiment de ses tripes, en dehors des usages académiques de la peinture traditionnelle et bien léchée, même s’il a vite été rattrapé par les critiques d’art, mais c’est le jeu.
Picasso pour son côté hyper créatif et subversif pour l’époque. Et pour en arriver à des artistes récents comme Jeff Koons (ses ballons surtout) j’aime bien le détournement d’objets très populaires, et puis dans le même genre de détournement, Takeshi Kitano pour ses « armes animaux », ou Murakami, en ce moment à Versailles qui s’est inspiré d’un dessin animé pour jeune fille « La Rose de Versailles », mais bon, on sort un peut de l’art modeste ;-))))))

Côté Street Art, un des meilleurs, à mon avis, est le photographe JR qui défend aussi la cause de gens modeste dans ce monde hypra capitaliste… et qui me semble rester assez proche (même si super branchouille) des gens qu’il représente.
Et puis Banksy forcément, il met beaucoup de sens avec des tonnes de supports différents… Sans oublier, le maître du Street Art, Ernest Pignon Ernest ou le très pure et précurseur Zlotykamien, et puis tous ceux qu’il serait trop long de citer.

– As tu des projets en vu pour les mois qui arrivent ?

Je pars à Berlin à la fin du mois de Novembre, dans le cadre d’Artaq, un festival international de Street Art, organisé par Yves Suty, pour lequel je me suis vu attribué le Prix Spécial du Jury (à ma grande, mais bonne surprise), pour une exposition collective au Stattbad, une ancienne piscine municipale, et des interventions sur les potelets de la ville. Il y a d’ailleurs un super bouquin qui vient de sortir, « Artaq Bookzine 2010 » qui recense tous les participants internationaux au festival. Il y aura aussi une expo dans le même cadre à l’espace Beaurepaire à Paris à partir du 8 novembre.
Le 2 décembre débute normalement une expo avec VLP (Vive La Peinture) et Psykose, autour de nos personnages respectifs. Ce sont d’ailleurs les VLP qui m’ont beaucoup aidé en m’invitant à participer à certaines de leurs expositions.
Comme je tiens à rester dans la rue, je prépare d’autres installations dans des villes de France et d’ailleurs… L’année prochaine, en 2011, je devrais participer à « L’été des arts en Auxois-Morvan », un festival artistique en Bourgogne organisé par Jean Voguet, et peindre les poteaux de ville médiévale comme Avallon par exemple… Mais, je continuerais surtout aussi à travailler en « sauvage », sans demander d’autorisation.

– Un dernier mot que tu voudrais partager ?

Mon travail est vraiment basé sur une démarche sociale et un échange avec les gens et je tiens à rester dans la rue… Il créé du lien social : tout le monde vient me parler : des jeunes, des vieux, des riches, des pauvres, des réfugiés Afghans, comme des SDF, des agents de Police, des commerçants… A la cité de l’Ameublement, après dix jours passés dans la rue, je connais plus les habitants que les gens qui habitent la rue depuis des années.
Plus ils sont différents, plus ils sont moches ou vieux (comme le gars sur la photo de Gérard Lavalette à voir sur Facebook), et plus je vais leur faire de sourire et leur parler, les respecter en quelques sortes… Le respect c’est ce qui manque beaucoup à notre société.
Les gens sont cloisonnés dans leur culture, leur look, leurs idées, leurs différences, ils ne se parlent pas, ne se regardent pas. La rue ne doit pas devenir comme dans le métro, où il n’y a que de la pub et où personne ne se parle, où le musicien est un mendiant et les contrôleurs aussi armés que des flics.
Quand je travaillais dans la rue, Gérard Zlotykamien m’a dit : « Tous les gens sourient quand ils voient tes poteaux, tu les rends heureux »… J’espère qu’il a raison.

– Merci

Le Site web le Cyklop
Le Flickr Le Cyklop

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– Peux-tu te présenter et nous décrire ton parcours en quelques mots ?

Philippe Baudelocque, FUSION GGG, 36 ans, artiste plasticien, daltonien.

– As-tu suivi une formation artistique ou quelque chose comme ça ?

Oui, dans l’ordre, j’ai regardé mon père peindre, ma mère jouer du piano tout petit, puis l’école l’Initiative à Paris dans le 19ème arr. Enfin l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris dans le 5ème arr.

– Dans une vidéo sur Arte, j’ai appris que tu venais du graffiti.
Quel a été ton blaze et quel genre de graff faisais-tu (lettrage, perso…?)

J’ai commencé en 1989. FUSION dans divers crew : MCS LPC FT.
Aujourd’hui c’est FUSION et mon “crew” est GGG : Geometry Generates Genius.

A présent, je ne pratique plus le graffiti. Il faut dire que j’étais plutôt mauvais élève parmi les writers qui se trouvaient à Paris et ailleurs. Je n’étais pas très bon, je ne me sentais pas “chez moi”.
Ce qui m’intéressait le plus, dans le désordre : la recherche typographique, les endroits désaffectés, la peinture murale, la technique peinture en aérosol, la monumentalité, la liberté.
Si j’avais été moins influençable, je n’aurais peint que des pièces à base de couleur chrome avec deux-trois couleurs en plus. Il y avait peu de persos.

Autres pièces
http://www.baudelocque.com/formfollowsfunctionfollowsgraffitifollowsfusion_1
http://www.baudelocque.com/formfollowsfunctionfollowsgraffitifollowsfusion_2

J’ai divisé en trois parties mon travail :

1. FUSION GGG

Je travaille maintenant sur la signification du mot FUSION à travers un langage symbolique et archétypal.
Si je devais un jour rassembler ce travail artistique et en exprimer la quintessence en un mot, ce serait le mot FUSION.
Je l’écris toujours mais le signe et le travail typographique a évolué :

à voir:
http://www.baudelocque.com/fusionbyanytypesnecessary_republic
http://www.baudelocque.com/fusionbyanytypesnecessary_vegetalistas
http://www.baudelocque.com/fusionbyanytypesnecessary_writingspirit

Puis il y a eu des “croisements” Génético-esthétiques :


http://www.baudelocque.com/fusionbyanytypesnecessary_phasmes
http://www.baudelocque.com/fusionforge
http://www.baudelocque.com/fusionforge2
http://www.baudelocque.com/fusionforge3

La partie FUSION GGG est consacrée à l’expérimentation et l’exploration tous azimuts

2. Philippe Baudelocque

Ce sont des dessins d’animaux à la craie et aux pastels.
J’y consacre aujourd’hui la majeure partie de mon temps.

3. FOLK

Folk est un ensemble de dessins et peintures entièrement réalisés à la main sans l’aide d’une “machinerie” quelconque. Ca me repose.

– Comment et pourquoi es-tu passé de la bombe à la craie ?

Je ne suis pas passé de la bombe à la craie. Un jour, je passais dans la rue du Pont-aux-choux et j’ai vu ce mur noir et lisse. Je me suis dit qu’il n’y avait plus qu’à réaliser un dessin à la craie dessus. J’ai demandé l’autorisation aux propriétaires et le tour était joué.Compte tenu de la minutie et de la sophistication croissante des motifs, il fallait l’autorisation pour avoir le temps nécessaire.
Je ne me suis pas dit que j’allais arrêter d’utiliser la bombe de peinture au profit de la craie.
C’était deux événements distincts.

Quand les fabricants auront changé la composition des éléments utilisés dans ces bombes, j’en utiliserais à nouveau.

– Pourquoi des animaux ?

depuis tout petit mes parents m’ont sensibilisés à la Nature.

– Lorsque tu commences une toile, as-tu une idée précise du résultat final, comment abordes-tu
une création, quelle est ta technique picturale ?

Tout d’abord je ne mets pas de hiérarchie entre les techniques et les médias. Pour ces derniers, ce ne sont que des espaces à investir avec mon expression. Il n’y a que les publics qui changent.
En ce qui concerne le résultat, tous les cas de figures sont possible, parfois je sais exactement ce que ça va donner parfois non.
En ce qui concerne la manière dont j’aborde la création ?
Quand j’ai l’inspiration, je respire.

– Quels sont les artistes qui t’inspirent ?

Pablo Amaringo , Gloria Tamerre Petyarre , James Turrell , Margaret Kilgallen

– As-tu des projets en vu pour les mois qui arrivent ?

Des tshirts pour Finger in the nose, une expo personnelle à la galerie Since, des dessins muraux, un travail d’adaptation en broderie de mon travail etc…

Trouver d’autres motifs.

– Un dernier mot que tu voudrais partager ?

oui : Form Follows Function Follows Vitostreet Follows Fusion.

– Merci

Le Site de Philippe Baudelocque

La page Facebook de Philippe Baudelocque

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– Peux-tu te présenter brièvement pour ceux qui ne te connaissent pas trop.

J’ai fais 6 ans d’études dans les arts graphiques à Nantes, je suis venu à Paris en 2002 pour travailler dans une société de packaging jusqu’en 2007. J’ai ensuite organisé pendant 2 ans le projet d’exposition itinérant VISUAL CONTENT , projet qui sur 12 dates d’exposition a réuni 200 artistes français et étrangers autour d’un travail sur le même objet, une boîte en pvc transparente. Une grosse aventure artistique et humaine bien enrichissante, qui m’a permis d’établir des contacts avec la scène artistique des 4 coins de la France.
J’ai repris il y a peu de temps une activité d’infographiste dans une agence de communication parisienne. Je continue de participer à différents projets, expositions…

oeilp3

Loeilpartoo : quel drôle de blaze, ça vient d’où ?

Lorsque j’étais à Nantes il y avait des graffeurs dans ma promotion. Je connaissais pas trop cet univers et à force de voir faire les autres je me suis lancé.
Oeil” était un mot fort qui me parlais et me correspondais pas mal : je suis curieux, j’aime jouer le spectateur et étudier, analyser pour essayer de comprendre ce qui m’entoure. L’oeil c’est un organe émotif, très expressif, et qui parle quand on sait l’écouter.
PAR2, c’est le nom qu’on avait donné à notre collectif avec mes compères graffeurs. Depuis que je suis arrivé à Paris je graff beaucoup moins, et en invitant le partoo à la suite de l’oeil c’était un moyen de pas oublier tout ça. 

Qui sont ces personnages que tu peins et dessine ?

Je sais pas trop. Quand je prend du recul je remarque que mes personnages sont tantôt niais et heureux, tantôt sérieux et énervés, ils sont entiers et sans juste milieu, un peu comme moi. Ca pourrait représenter le côté ying, et le côté yang.
J’ai n’ai jusqu’à présent pas trop cherché à leur donner une vie ou un caractère mais depuis peu je travaille plus un univers autour, j’essaie de les mettre en situation et de donner plus de sens dans la narration de mes visuels.

Quels sont tes outils et supports favoris ?

J’ai toujours aimé le coté plastique de la peinture, les matières et techniques brutes, le bricolage, la custom, je suis en train d’y revenir depuis peu. Par exemple l’exposition qui vient de s’achever au bar 4 ÉLÉMENTS présentait sur des cadres en liège des travaux découpés dans de la mousse et du carton. J’aimerai aussi travailler sur des espaces plus grands.

– Comment se passe une séance collage de rue

“Allo Sixo t’as des trucs de prêt ?…
… ok cool, on se fait le mur qu’on a vu l’autre soir,  je prépare la colle et j’arrive…
Marche et discussion animée sur la politique nous guide vers le lieu du crime. Les badauds s’intriguent et nous questionnent.
Nous rentrons nous dessécher le gosier aux bulles en regardant nostalgique le diaporama de la journée.
“Ba c’était cool comm dab ! …  je t’ai parlé du plan à coté de chez Suricat ? C’est un rez de chaussé d’immeuble en réhabilitation, le mur fait un angle et est bien énorme, y a des fenêtres et des barreaux ça peut être sympa de jouer avec …”

Sixo – Loeilpartoo

– Comment définirais tu ton «style » ?

j’ai longtemps cherché une patte ou une touche rien qu’a moi, j’en suis arrivé là en tâtonnant et en essayant des voies différentes. J’étais pas très doué pour les choses réalistes, l’étude doc ça m’a toujours gonflé même si je respecte et apprécie le travail de ceux qui le font bien. Moi je préfère styliser, jouer avec des formes, des lignes, des masses. J’ai fait un lettrage sur un mur en 2004, et ça a été le déclic. J’avais trouvé quelque chose dans lequel je me sentais à l’aise et j’ai creusé.
On me dit assez souvent que je fais des formes phalliques, c’est vrai que j’utilise beaucoup illustrator et travaille mes bases avec des rectangles à angles arrondis donc, s’en est pas loin. Ce coté labyrinthe c’est peut être le souvenir de ces jeux dans picsou ou pif magazine, pour savoir quel chemin doit prendre le pionnier pour tomber sur la pépite, sans passer par le piège à loup ou finir dans les oubliettes.
Beaucoup me dise que ça doit être saoulant de faire des traits droits et des formes parfaites comme des ronds; ça l’est très rarement en fait, mes moments de travail ce sont des moments ou je me canalise, je suis concentré, ça m’apaise et je pense à rien d’autre en écoutant de la musique.

– La musique justement semble être un moteur dans tes réalisations, quelles sont les musiques qui te “stimule” le plus?

Je pourrai pas vivre sans musique. J’adore me balader avec mon casque complètement coupé du monde, je me fais le mien, j’ai l’impression d’être dans un clip et ça m’inspire. Elle ai le moteur de mon travail et adapté à mon humeur, il en faut de tous les goûts et de toutes les couleurs Pour les phases de créations se sont plus souvent des sons rentre dedans, du hip hop bien lourd ou de la drum. Pour la réalisation ça sera plus de la soul, de l’électro minimal ou du reggae, mais bon ya pas de régles précises non plus.

Qu’est-ce qui influence ton style ?

Un peu tout, la vie de tous les jours, mon humeur et mes débats intérieurs, les discussions ou comportements des gens. J’ai envie d’essayer de raconter des choses dans lesquelles tout le monde puisse se reconnaître, juste avec des images, de manière poétique ou grotesque. Tous les domaines artistiques peuvent m’influencer et m’amener des idées: le essentiellement le tatouage, les dessins animés, et depuis peu les arts primitifs maya, inca, péruvien, mais aussi la mode, le design, la culture toy. Je fais aussi beaucoup d’expos et bouquine pas mal.

– Quels sont les artistes qui t’inspirent le plus et que tu aimes?

Ceux qui disent des choses en plus d’en faire des jolies, comme Dran et Blu par exemple.
Sinon je pioche vraiment partout au fil des découvertes.

– As tu des projets en vue pour les mois qui arrivent ?

Me concentrer sur des projets plus construits et plus complets, quitte à en faire moins.
Sinon jai une autre exposition personnelle de prévue en Mars au Forum Vauréal dans le 95. Depuis ma reprise d’activité comme salarié j’ai pas mal été pris pour finir des projets dans lesquels je m’étais engagé, du coup je compte profiter un peu et reprendre le collage que j’ai délaissé.

– Un dernier mot que tu voudrais partager ?

Un merci à tout ceux qui nous font rêver pour s’élever tous les jours un petit peu plus dans ce monde compliqué. Merci à toi pour cette interview et pour le soutient de ceux qui m’entourent.
LOEILPARTOO, keep it open!

INFOS:

BOOK PROFESSIONNEL
http://loeilpartoo.ultra-book.org/
BOOK ARTISTIQUE
http://loeilpartooo.ultra-book.org/

TRAVAUX ET NEWS
http://www.myspace.com/loeilpartoo/

VISUAL CONTENT projet xpo custom
http://www.myspace.com/pvcontent
http://loeilpartoo.free.fr

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– Peux-tu te présenter brièvement.

Kashink, 28 ans, parisienne.

– D’où vient ton blaze « Kashink »?

A la base c’est un bruit, un peu comme dans les comics quand les bruitages sont représentés sous forme de “BANG” ou “KLAK” en grosses lettres. “KASHINK” représente pour moi le bruit de quelque chose qui rebondit et qui se brise un peu en même temps, et je l’ai choisi parce symboliquement ça correspond bien à ce que je suis. C’est drôle parce que j’utilisais ce nom bien avant de me mettre au graffiti, et quand j’ai commencé à peindre sur les murs c’était une évidence que j’en fasse mon blaze.

KASH1

– Comment définirais-tu ton style ?

Je peins majoritairement des personnages. Mon style est assez graphique, je travaille beaucoup en à-plat. J’aime bien le côté brut des à-plats de couleur qui se découpent. J’ai pas mal utilisé le thème du tryptique pour mes persos mais je le fais moins, maintenant j’essaie de faire des pièces assez grandes.

– Certaines de tes peintures me font penser à la Russie (poupées russes), d’autres au Mexique (dia de los Muertos) , Quelles sont tes influences ?

J’ai des origines slaves et hispaniques, les deux cultures comptent beaucoup pour moi, et j’ai développé un style qui se rapproche assez de l'”artisanat” de ces régions. Dans les deux cas, ce sont toujours des formes assez graphiques et dessinées qui sont utilisées. Je suis allée à Moscou il y a quelques mois, c’était mortel, les Russes sont fous! J’utilise souvent des références religieuses en lien avec l’orthodoxie qui est une religion dans laquelle j’ai été élevée, mais dont je m’éloigne justement en utilisant ses codes pour les détourner.
C’est vrai que mes personnages ressemblent souvent à des catcheurs mexicains, les références au folklore mexicain en général sont bien présentes dans mes peintures. C’est une culture que j’affectionne particulièrement depuis très longtemps, bien avant de me mettre au graff. J’ai plutôt un background rock’n’roll, je voulais être tatoueuse quand j’étais plus jeune, et les “calaveras” (têtes de mort) typiques du jour des morts au Mexique me plaisaient beaucoup. Représenter la mort avec plein de couleurs va complètement à l’opposée de notre vision “européenne”, où la mort est vraiment un sujet tabou. J’ai pas mal voyagé en Amérique Latine, dont au Mexique. En fait j’ai commencé à peindre il ya longtemps après avoir vu des portraits de Frida Kahlo, qui est ma toute première influence.

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– Tu sembles « fascinée » par les visages pourquoi ?

Je peignais déjà des portraits avant de me mettre au graffiti, c’est un sujet qui m’a toujours beaucoup plu. Je pense que les visages sont fascinants, c’est là biensûr que se concentrent toutes les émotions, c’est par le visage qu’on communique en premier avec les autres, mais il peut aussi être trompeur, d’où la thématique des masques que j’aborde souvent aussi. Pour moi les visages sont très mystérieux: tout en étant la première chose que l’on voit chez l’autre, ils ne définissent évidemment pas les personnes, et suscitent les uns chez les autres toujours autant de curiosité alors qu’on en croise des milliers dans sa vie. On n’ose jamais vraiment regarder quelqu’un en détail, et si on se met à le faire, c’est troublant, même parfois avec des gens qu’on connait très bien. Certes, on peut dévisager longuement quelqu’un qu’on aime par exemple, mais qu’est ce qu’on finalement? Une image (idéalisée ou pas) de l’être aimé? Ce qui m’intéresse, c’est d’imaginer quels sont ces visages que je peins, ce qu’ils ont vécu, ce qui les a fait devenir ce qu’ils sont, leurs ambitions, quels sont ces masques qu’ils portent et pourquoi.

– Quels rapports entretiens-tu avec le milieu du graffiti.

Mon style de peinture est particulier et je sais qu’au début je me suis souvent trouvée face à des graffeurs “purs et durs” qui ne comprenaient pas ce que je faisais. Ils me disaient “oui, tu utilises des bombes et un mur mais c’est pas du graffiti que tu peins”. Définir ce qu’est le graffiti est un grand débat, duquel je préfère me tenir à l’écart. Je fais peu de lettres, j’ai pas mal bossé la calligraphie, mais jamais dans un style purement graffiti.
Je n’ai pas le parcours classique des débuts vandales à l’adolescence, des trains et des tunnels. Je comprends le concept trippant d’adrénaline et d’interdit mais je me suis mise au graffiti trop tard pour que ce soit ça qui me guide.
J’aime prendre mon temps, faire un truc qui me plaise, partager un bon moment avec des gens que j’apprécie. La majorité des gens avec lesquels je peins sont dans une dynamique de créativité constante et c’est ça qui me plait. Je connais toutes sortes de personnes avec des styles très différents, et bien que j’aime certains styles plus que d’autres, jusqu’à présent mes rapports avec le “milieu du graffiti” sont tout à fait cordiaux! En fait je pense que le fait d’être arrivée tard dans ce milieu est une très bonne chose, j’avais déjà développé mon style avant, j’ai déjà ma personnalité, et surtout je ne voulais pas à tout pris être intégrée dans ce petit monde du graff, ça m’est complètement égal qu’on me considère comme graffeuse ou pas, je fais ce que j’aime c’est tout.

Rekm – Kashink – Izo – Ikea – Tvrbo – Genez – Wem – Loisir – Clope
3615 – Tvrbo – Rolus – Kashink – Seize – Larosoire
Dem 189 – Kashink – Popay – Native – Jean Spezial – Seth – Bonus
 

– C’est un avantage ou un inconvénient d’être une femme dans le milieu du graffiti?

On me demande souvent si je ne souffre pas du machisme ambiant dans ce milieu mais ce n’est pas le cas. Je ne me suis jamais sentie mise à l’écart ou rejetée parce que je suis une fille, au contraire! Le fait d’être une fille qui fait du graffiti suscite la curiosité en général. De plus, je n’ai jamais eu l’ambition de me mettre en “concurrence” avec les mecs, comme s’il fallait à tout prix faire mieux. J’ai toujours fait mon truc, sans me soucier du jugement des autres.
Mon style de peinture est particulier et a pu susciter l’étonnement de certains, qui étaient habitués à un certaine image du graffiti féminin et qui n’ont pas compris que je n’aie pas envie de peindre des petites minettes en tenue légère… mais chacun son truc! Justement ça me plait d’arriver avec un truc décalé et de bousculer un peu les stéréotypes, d’où la moustache pour ceux qui connaissent…

– Quels sont les artistes qui t’inspirent et ceux avec qui tu aimerais peindre?

Les artistes qui m’inspirent sont nombreux, en terme de portraits évidemment Frida Kahlo! Je pourrais citer plein de peintres connus comme Basquiat, Barcelo, Miro et Kandinsky, mais ce qui m’influence vraiment c’est l’artisanat. J’adore m’intéresser aux symboles, aux techniques et aux motifs, comment ça s’est transmis de génération en génération, les couleurs typiques de la région, etc. Je pense que quelquepart le graffiti est aussi une forme d’artisanat, avec ses techniques particulières, ses traditions et son organisation parfois digne des Compagnons du devoir!!
En ce qui concerne les artistes avec qui j’aimerais peindre, j’ai déjà eu la chance de peindre avec pas mal de ceux que j’admire mais si je devais taper bien haut je dirais Os Gemeos.

– As tu des projets en vu pour les mois qui arrivent?

Un voyage au Japon cet automne!
Sinon je vais faire une expo à la rentrée à La Lucha Libre, un bar que j’ai décoré ambiance catch mexicain (il y a un ring au sous sol, yeeeaaahhh).
Je continue mes projets musicaux à côté.

– Un dernier mot que tu voudrais partager ?
Merci à ceux qui m’encouragent depuis le début, en particulier REKM, SEIZE et mon Romain.
Et merci à toi Vito!

– Merci

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