Archive for the “interview” Category

– Peux-tu te présenter brièvement pour ceux qui ne te connaissent pas trop.

J’ai fais 6 ans d’études dans les arts graphiques à Nantes, je suis venu à Paris en 2002 pour travailler dans une société de packaging jusqu’en 2007. J’ai ensuite organisé pendant 2 ans le projet d’exposition itinérant VISUAL CONTENT , projet qui sur 12 dates d’exposition a réuni 200 artistes français et étrangers autour d’un travail sur le même objet, une boîte en pvc transparente. Une grosse aventure artistique et humaine bien enrichissante, qui m’a permis d’établir des contacts avec la scène artistique des 4 coins de la France.
J’ai repris il y a peu de temps une activité d’infographiste dans une agence de communication parisienne. Je continue de participer à différents projets, expositions…

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Loeilpartoo : quel drôle de blaze, ça vient d’où ?

Lorsque j’étais à Nantes il y avait des graffeurs dans ma promotion. Je connaissais pas trop cet univers et à force de voir faire les autres je me suis lancé.
Oeil” était un mot fort qui me parlais et me correspondais pas mal : je suis curieux, j’aime jouer le spectateur et étudier, analyser pour essayer de comprendre ce qui m’entoure. L’oeil c’est un organe émotif, très expressif, et qui parle quand on sait l’écouter.
PAR2, c’est le nom qu’on avait donné à notre collectif avec mes compères graffeurs. Depuis que je suis arrivé à Paris je graff beaucoup moins, et en invitant le partoo à la suite de l’oeil c’était un moyen de pas oublier tout ça. 

Qui sont ces personnages que tu peins et dessine ?

Je sais pas trop. Quand je prend du recul je remarque que mes personnages sont tantôt niais et heureux, tantôt sérieux et énervés, ils sont entiers et sans juste milieu, un peu comme moi. Ca pourrait représenter le côté ying, et le côté yang.
J’ai n’ai jusqu’à présent pas trop cherché à leur donner une vie ou un caractère mais depuis peu je travaille plus un univers autour, j’essaie de les mettre en situation et de donner plus de sens dans la narration de mes visuels.

Quels sont tes outils et supports favoris ?

J’ai toujours aimé le coté plastique de la peinture, les matières et techniques brutes, le bricolage, la custom, je suis en train d’y revenir depuis peu. Par exemple l’exposition qui vient de s’achever au bar 4 ÉLÉMENTS présentait sur des cadres en liège des travaux découpés dans de la mousse et du carton. J’aimerai aussi travailler sur des espaces plus grands.

– Comment se passe une séance collage de rue

“Allo Sixo t’as des trucs de prêt ?…
… ok cool, on se fait le mur qu’on a vu l’autre soir,  je prépare la colle et j’arrive…
Marche et discussion animée sur la politique nous guide vers le lieu du crime. Les badauds s’intriguent et nous questionnent.
Nous rentrons nous dessécher le gosier aux bulles en regardant nostalgique le diaporama de la journée.
“Ba c’était cool comm dab ! …  je t’ai parlé du plan à coté de chez Suricat ? C’est un rez de chaussé d’immeuble en réhabilitation, le mur fait un angle et est bien énorme, y a des fenêtres et des barreaux ça peut être sympa de jouer avec …”

Sixo – Loeilpartoo

– Comment définirais tu ton «style » ?

j’ai longtemps cherché une patte ou une touche rien qu’a moi, j’en suis arrivé là en tâtonnant et en essayant des voies différentes. J’étais pas très doué pour les choses réalistes, l’étude doc ça m’a toujours gonflé même si je respecte et apprécie le travail de ceux qui le font bien. Moi je préfère styliser, jouer avec des formes, des lignes, des masses. J’ai fait un lettrage sur un mur en 2004, et ça a été le déclic. J’avais trouvé quelque chose dans lequel je me sentais à l’aise et j’ai creusé.
On me dit assez souvent que je fais des formes phalliques, c’est vrai que j’utilise beaucoup illustrator et travaille mes bases avec des rectangles à angles arrondis donc, s’en est pas loin. Ce coté labyrinthe c’est peut être le souvenir de ces jeux dans picsou ou pif magazine, pour savoir quel chemin doit prendre le pionnier pour tomber sur la pépite, sans passer par le piège à loup ou finir dans les oubliettes.
Beaucoup me dise que ça doit être saoulant de faire des traits droits et des formes parfaites comme des ronds; ça l’est très rarement en fait, mes moments de travail ce sont des moments ou je me canalise, je suis concentré, ça m’apaise et je pense à rien d’autre en écoutant de la musique.

– La musique justement semble être un moteur dans tes réalisations, quelles sont les musiques qui te “stimule” le plus?

Je pourrai pas vivre sans musique. J’adore me balader avec mon casque complètement coupé du monde, je me fais le mien, j’ai l’impression d’être dans un clip et ça m’inspire. Elle ai le moteur de mon travail et adapté à mon humeur, il en faut de tous les goûts et de toutes les couleurs Pour les phases de créations se sont plus souvent des sons rentre dedans, du hip hop bien lourd ou de la drum. Pour la réalisation ça sera plus de la soul, de l’électro minimal ou du reggae, mais bon ya pas de régles précises non plus.

Qu’est-ce qui influence ton style ?

Un peu tout, la vie de tous les jours, mon humeur et mes débats intérieurs, les discussions ou comportements des gens. J’ai envie d’essayer de raconter des choses dans lesquelles tout le monde puisse se reconnaître, juste avec des images, de manière poétique ou grotesque. Tous les domaines artistiques peuvent m’influencer et m’amener des idées: le essentiellement le tatouage, les dessins animés, et depuis peu les arts primitifs maya, inca, péruvien, mais aussi la mode, le design, la culture toy. Je fais aussi beaucoup d’expos et bouquine pas mal.

– Quels sont les artistes qui t’inspirent le plus et que tu aimes?

Ceux qui disent des choses en plus d’en faire des jolies, comme Dran et Blu par exemple.
Sinon je pioche vraiment partout au fil des découvertes.

– As tu des projets en vue pour les mois qui arrivent ?

Me concentrer sur des projets plus construits et plus complets, quitte à en faire moins.
Sinon jai une autre exposition personnelle de prévue en Mars au Forum Vauréal dans le 95. Depuis ma reprise d’activité comme salarié j’ai pas mal été pris pour finir des projets dans lesquels je m’étais engagé, du coup je compte profiter un peu et reprendre le collage que j’ai délaissé.

– Un dernier mot que tu voudrais partager ?

Un merci à tout ceux qui nous font rêver pour s’élever tous les jours un petit peu plus dans ce monde compliqué. Merci à toi pour cette interview et pour le soutient de ceux qui m’entourent.
LOEILPARTOO, keep it open!

INFOS:

BOOK PROFESSIONNEL
http://loeilpartoo.ultra-book.org/
BOOK ARTISTIQUE
http://loeilpartooo.ultra-book.org/

TRAVAUX ET NEWS
http://www.myspace.com/loeilpartoo/

VISUAL CONTENT projet xpo custom
http://www.myspace.com/pvcontent
http://loeilpartoo.free.fr

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– Pourrais-tu te présenter  en quelques mots et nous décrire ton parcours ?

Je découvre la peinture avec la 100 RANKUNE Clic (SRE), fin des années 90.
Pas mal de Lettrages sous le pseudo d’AURER, et premières petites histoires avec les Hommes de Loi  qui me poussent à changer de supports et à m’adapter…C’est souvent la restriction, qui me motive à changer de forme d’expression et de supports. J’aime beaucoup jouer avec les textes, ceux de loi ici particulièrement, et adapter mon travail en fonction. C’est vrai que dans le cadre d’une vie en Société, ces textes  sont souvent censés organiser les rapports entre les gens… c’est donc tout naturel que beaucoup de graffeurs se tournent vers la toile pour se libérer des contraintes du milieu social et approfondir ainsi leurs recherches graphiques. Je décide alors, de travailler en milieu clos sous le nom de RERO, rien d’original jusque là !! Je travaille la matière sur toile, bois, etc…puis découvre la photo… j’entame alors une overdose d’images… découle une nouvelle restriction qui me mène tout naturellement à la négation de l’image. Travail qui en mon sens, me parait plus mature et surtout plus révélateur de notre époque et de ce que nous risquons de devenir : des simples clients suivants.

– Tu travailles sur de nombreux supports et tu utilises des moyens d’expressions aussi variés que la photo, l’écrit, la peinture, le collage..
Quels sont les outils que tu préfères utiliser pour créer et pourquoi?

J’essaie d’expérimenter un type de support à la fois, que j’use, je triture, je maltraite, jusqu’à m’en dégoûter…Du moins pour un temps, car il m’arrive souvent de revenir sur certaines de mes pièces et de m’en resservir comme point de départ pour un nouveau projet.

Je travaille l’aérosol, l’acrylique, le pigment, le collage, la résine, le print, etc… ; la vie est trop courte. En ce moment je reviens à des créas beaucoup plus minimalistes en intérieur, comme en extérieur. Un petit retour vers l’essentiel. Je ne peux pas dire combien de temps cela va me durer.

En extérieur, je travaille aujourd’hui uniquement à partir de simples textes raturés sur fond Blanc qui donne sens une fois mis en situation. Mes thèmes de prédilections sont la propriété de l’image, sa négation, et le principe de l’acronyme WYSIWYG (What You See Is What You Get). J’utilise le Noir et Blanc, d’une part par la restriction du coût de l’impression mais surtout parce que dans la ville il y a une saturation de couleurs, qui rendent mes affiches encore plus visibles. Ainsi, le passant se retrouve forcé de lire mon message. C’est devenu pour moi, une forme d’agression visuelle poétique qui me paraît plus violente, en 2009, qu’une publicité sur un Billboard ou bien un Tag. Ce dernier étant maintenant institutionnalisé et la Publicité banalisée.  Et surtout, maintenant, on peut noter que les services de nettoyage enlèvent plus rapidement un TAG, plutôt qu’une simple affiche. De plus les sessions affichages sont plus tranquilles.

En intérieur, mon travail est beaucoup plus « délicat » (je ne sais pas si c’est exactement le mot). C’est au visiteur de s’approcher de l’œuvre pour découvrir le message, celui-ci ne vient pas à lui comme dans la rue. Le texte ne lui saute pas aux yeux tout de suite ; ici, aucune agression visuelle, c’est même l’inverse que je tente d’exprimer. Pour cela j’utilise la technique du gaufrage rehaussé par un simple fil blanc pour exprimer la négation comme celle que l’on retrouve à une plus grande échelle dans la rue.

– Comment se passe une séance collage de rue tel que la série Anakronism, comment réagit le public?

Le collage en rue, me permet de confronter mon travail à des gens qui n’ont absolument rien demandé et qui tombent bien souvent dessus par hasard, à l’exception des rares passionnés comme toi !! Des clients suivants un peu curieux, des gens qui n’ont pas pris la démarche de se faire une journée Musée ou encore une soirée vernissage dans une Galerie. Mes collages, s’adressent surtout à Mr Tout le Monde, qui est  dans sa vie de tous les jours, en transit, à vélo, en scooter ou à pieds, à qui j’arrache une réaction, voir même un sourire.
J’organise mes sessions le plus souvent le dimanche matin ; il m’arrive même de croiser des inconditionnels des virées matinales à travers la ville … Hein Vito ??
Toujours dans cette même idée de propriété privée, mes affiches sont téléchargeables gratuitement sur mon site.

– Au travers de tes créations “image négation”, que tentes-tu d’exprimer ?

A la suite d’une overdose d’image, dont nous sommes tous plus ou moins victime aujourd’hui, il m’est devenu impossible de créer une seule nouvelle image !! Un blocage, qui m’a conduit à substituer l’image par un texte, et qui une fois mis en situation, donne sens et crée une image. Je développe ce projet autour de quelques mots clés, à savoir :
L’Image, la Propriété, la Négation ou encore l’acronyme WYSIWYG (What You See Is What You Get = Tel affichage, tel résultat ; très utilisé en print). Mais je pense l’avoir assez développé au dessus.

– Quels sont les artistes qui t’inspirent le plus et que tu aimes?

En ce moment, j’aime beaucoup les installations de Filippo Minelli, BLU évidemment pour ses vidéos et ses travaux à l’échelle des grandes villes, les textes de Bronco, JUST pour ses coups de rouleaux, ANDREA CREWS pour son activism, HORFE pour son investigation dans le lettrage et encore biens d’autres !!

– Tu as récemment exposé à Berlin, comment à été accueillie cette expo?

C’était mortel !! Berlin, pour ça est une ville énorme !! Elle regorge de petits lieus merveilleux qui  subliment ton travail comme le laboratoire audiovisuel d’Antje Oeklesund ! Un bijou en matière de création et une très bonne réflexion sur le milieu intérieur et extérieur à travers des cubes blancs dans lesquels tu peux voir par un simple petit trou , seul vrai contact ou connexion avec l’extérieur !! Super intéressant, je vous laisse regarder la vidéo  et surtout vous y rendre !! Ces lieux permettent vraiment de faire la jonction avec un travail intérieur et extérieur.
Ça a aussi abouti à une proposition d’édition pour le projet de livre URBAN INTERVENTIONS par Gestalten qui sortira en Janvier prochain.

– As tu des projets en vu pour les mois qui arrivent ?

J’organise une exposition personnelle  autour de la phrase « VOUS ÊTES BIEN URBAIN » chez ARTYDANDY du 22 Octobre au 18 Novembre 2009 à laquelle tu es vivement invité !!
Des projections/Opening à Lille chez L’Hybride en Décembre. Et toujours quelques sessions dans différentes villes d’Europe avec une petite attirance particulière pour Berlin !!

–   Un dernier mot que tu voudrais partager ?

What You See Is NOT What You Get…

– Merci

Site web de Rero

Le Flickr de Rero

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– Peux-tu te présenter brièvement.

Kashink, 28 ans, parisienne.

– D’où vient ton blaze « Kashink »?

A la base c’est un bruit, un peu comme dans les comics quand les bruitages sont représentés sous forme de “BANG” ou “KLAK” en grosses lettres. “KASHINK” représente pour moi le bruit de quelque chose qui rebondit et qui se brise un peu en même temps, et je l’ai choisi parce symboliquement ça correspond bien à ce que je suis. C’est drôle parce que j’utilisais ce nom bien avant de me mettre au graffiti, et quand j’ai commencé à peindre sur les murs c’était une évidence que j’en fasse mon blaze.

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– Comment définirais-tu ton style ?

Je peins majoritairement des personnages. Mon style est assez graphique, je travaille beaucoup en à-plat. J’aime bien le côté brut des à-plats de couleur qui se découpent. J’ai pas mal utilisé le thème du tryptique pour mes persos mais je le fais moins, maintenant j’essaie de faire des pièces assez grandes.

– Certaines de tes peintures me font penser à la Russie (poupées russes), d’autres au Mexique (dia de los Muertos) , Quelles sont tes influences ?

J’ai des origines slaves et hispaniques, les deux cultures comptent beaucoup pour moi, et j’ai développé un style qui se rapproche assez de l'”artisanat” de ces régions. Dans les deux cas, ce sont toujours des formes assez graphiques et dessinées qui sont utilisées. Je suis allée à Moscou il y a quelques mois, c’était mortel, les Russes sont fous! J’utilise souvent des références religieuses en lien avec l’orthodoxie qui est une religion dans laquelle j’ai été élevée, mais dont je m’éloigne justement en utilisant ses codes pour les détourner.
C’est vrai que mes personnages ressemblent souvent à des catcheurs mexicains, les références au folklore mexicain en général sont bien présentes dans mes peintures. C’est une culture que j’affectionne particulièrement depuis très longtemps, bien avant de me mettre au graff. J’ai plutôt un background rock’n’roll, je voulais être tatoueuse quand j’étais plus jeune, et les “calaveras” (têtes de mort) typiques du jour des morts au Mexique me plaisaient beaucoup. Représenter la mort avec plein de couleurs va complètement à l’opposée de notre vision “européenne”, où la mort est vraiment un sujet tabou. J’ai pas mal voyagé en Amérique Latine, dont au Mexique. En fait j’ai commencé à peindre il ya longtemps après avoir vu des portraits de Frida Kahlo, qui est ma toute première influence.

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– Tu sembles « fascinée » par les visages pourquoi ?

Je peignais déjà des portraits avant de me mettre au graffiti, c’est un sujet qui m’a toujours beaucoup plu. Je pense que les visages sont fascinants, c’est là biensûr que se concentrent toutes les émotions, c’est par le visage qu’on communique en premier avec les autres, mais il peut aussi être trompeur, d’où la thématique des masques que j’aborde souvent aussi. Pour moi les visages sont très mystérieux: tout en étant la première chose que l’on voit chez l’autre, ils ne définissent évidemment pas les personnes, et suscitent les uns chez les autres toujours autant de curiosité alors qu’on en croise des milliers dans sa vie. On n’ose jamais vraiment regarder quelqu’un en détail, et si on se met à le faire, c’est troublant, même parfois avec des gens qu’on connait très bien. Certes, on peut dévisager longuement quelqu’un qu’on aime par exemple, mais qu’est ce qu’on finalement? Une image (idéalisée ou pas) de l’être aimé? Ce qui m’intéresse, c’est d’imaginer quels sont ces visages que je peins, ce qu’ils ont vécu, ce qui les a fait devenir ce qu’ils sont, leurs ambitions, quels sont ces masques qu’ils portent et pourquoi.

– Quels rapports entretiens-tu avec le milieu du graffiti.

Mon style de peinture est particulier et je sais qu’au début je me suis souvent trouvée face à des graffeurs “purs et durs” qui ne comprenaient pas ce que je faisais. Ils me disaient “oui, tu utilises des bombes et un mur mais c’est pas du graffiti que tu peins”. Définir ce qu’est le graffiti est un grand débat, duquel je préfère me tenir à l’écart. Je fais peu de lettres, j’ai pas mal bossé la calligraphie, mais jamais dans un style purement graffiti.
Je n’ai pas le parcours classique des débuts vandales à l’adolescence, des trains et des tunnels. Je comprends le concept trippant d’adrénaline et d’interdit mais je me suis mise au graffiti trop tard pour que ce soit ça qui me guide.
J’aime prendre mon temps, faire un truc qui me plaise, partager un bon moment avec des gens que j’apprécie. La majorité des gens avec lesquels je peins sont dans une dynamique de créativité constante et c’est ça qui me plait. Je connais toutes sortes de personnes avec des styles très différents, et bien que j’aime certains styles plus que d’autres, jusqu’à présent mes rapports avec le “milieu du graffiti” sont tout à fait cordiaux! En fait je pense que le fait d’être arrivée tard dans ce milieu est une très bonne chose, j’avais déjà développé mon style avant, j’ai déjà ma personnalité, et surtout je ne voulais pas à tout pris être intégrée dans ce petit monde du graff, ça m’est complètement égal qu’on me considère comme graffeuse ou pas, je fais ce que j’aime c’est tout.

Rekm – Kashink – Izo – Ikea – Tvrbo – Genez – Wem – Loisir – Clope
3615 – Tvrbo – Rolus – Kashink – Seize – Larosoire
Dem 189 – Kashink – Popay – Native – Jean Spezial – Seth – Bonus
 

– C’est un avantage ou un inconvénient d’être une femme dans le milieu du graffiti?

On me demande souvent si je ne souffre pas du machisme ambiant dans ce milieu mais ce n’est pas le cas. Je ne me suis jamais sentie mise à l’écart ou rejetée parce que je suis une fille, au contraire! Le fait d’être une fille qui fait du graffiti suscite la curiosité en général. De plus, je n’ai jamais eu l’ambition de me mettre en “concurrence” avec les mecs, comme s’il fallait à tout prix faire mieux. J’ai toujours fait mon truc, sans me soucier du jugement des autres.
Mon style de peinture est particulier et a pu susciter l’étonnement de certains, qui étaient habitués à un certaine image du graffiti féminin et qui n’ont pas compris que je n’aie pas envie de peindre des petites minettes en tenue légère… mais chacun son truc! Justement ça me plait d’arriver avec un truc décalé et de bousculer un peu les stéréotypes, d’où la moustache pour ceux qui connaissent…

– Quels sont les artistes qui t’inspirent et ceux avec qui tu aimerais peindre?

Les artistes qui m’inspirent sont nombreux, en terme de portraits évidemment Frida Kahlo! Je pourrais citer plein de peintres connus comme Basquiat, Barcelo, Miro et Kandinsky, mais ce qui m’influence vraiment c’est l’artisanat. J’adore m’intéresser aux symboles, aux techniques et aux motifs, comment ça s’est transmis de génération en génération, les couleurs typiques de la région, etc. Je pense que quelquepart le graffiti est aussi une forme d’artisanat, avec ses techniques particulières, ses traditions et son organisation parfois digne des Compagnons du devoir!!
En ce qui concerne les artistes avec qui j’aimerais peindre, j’ai déjà eu la chance de peindre avec pas mal de ceux que j’admire mais si je devais taper bien haut je dirais Os Gemeos.

– As tu des projets en vu pour les mois qui arrivent?

Un voyage au Japon cet automne!
Sinon je vais faire une expo à la rentrée à La Lucha Libre, un bar que j’ai décoré ambiance catch mexicain (il y a un ring au sous sol, yeeeaaahhh).
Je continue mes projets musicaux à côté.

– Un dernier mot que tu voudrais partager ?
Merci à ceux qui m’encouragent depuis le début, en particulier REKM, SEIZE et mon Romain.
Et merci à toi Vito!

– Merci

Le Myspace de Kashink

Le Blog de Kashink

Le Flickr de Kashink


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Blaze: HOPARE
Age: 19 ans
Ville:Banlieue sud de Paris

Mon intérêt pour le graffiti résulte principalement de différentes rencontres.
Admirateur et spectateur dans un tout premier temps, je me suis rapidement mis à dessiner sur papier.1

C’est en 2006 suite à une rencontre avec Bars, Myte, Noack que j’ai « gribouillé » mon premier mur.
Un peu plus tard Etyr, membre de LWA me remarque et me fait enter dans le crew. Il se compose aujourd’hui de Niack, Skila, Thala, Noway.
Nous avons tous des styles très différents mais complémentaires, voilà ce qui fait notre force.

J’approfondi sans relâche mon style à la recherche de ma propre identité picturale, pour cela je travail beaucoup sur les couleurs, le mouvement, la profondeur. J’essaie surtout de ne pas me fixer de limite.

Mes influences viennent principalement de Shaka & Nosbé du PPA Crew , deux artistes totalement dingues dans la vie et dans leurs manières de peindre. Pour s’en rendre compte il suffit de regarder leurs peintures. Ces dernières prouvent qu’il n’y a aucunes limites. Ils s’amusent, prennent du plaisir en peignant et cela se ressent dans leur travail.
J’ai eu le privilège de partager un mur avec ces deux fous!

J’ai des affinités avec quelques crew et artistes autant pour le style que pour l’ambiance
SHAKA NOSBE “PPA” , NIACK THALA NOWAY SKILA “LWA”, NOACK ABLOK REA “MCT”, MILK SCOR JESH “SAR”, SEIYA , DCEN,TAER, MALUS, RABE ,SENKA,KRONYK,NIKO,SBYRE SPOW “BIS”

Melco (repose en paix)

– Le blogspot de Hopare
– Le fotolog de Hopare

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– Peux-tu te présenter brièvement pour ceux qui ne te connaissent pas trop, as-tu suivi une formation artistique.
J’ai suivi une formation artistik effectivement, l’école des arts appliques Duperre dont je me suis évadé au bout de deux années .
J’ai une quarantaine d’années et j’ai travaillé dans le dessin animé pendant dix ans environs.

-Tu as collé pendant quelques années tes œuvres sur les murs de Paris dans l’anonymat, y avait-il une raison à cela ?
J’ai collé dans l’anonymat en réaction à nos ego surdimensionnés.
La création de l’œuvre est souvent plus importante que celui qui la produit, si je ne t’avais pas contacté sur Flickr, mon travail aurait pu rester anonyme encore longtemps. Tu as fait sortir le loup du bois.

– On retrouve très souvent dans tes dessins des références aux Civilisations : pré colombiennes, Hindoue, asiatiques, es-tu un grand voyageur ?
J’ai voyagé en Inde et au Népal et mon travail graphik s’en ressent, cela m’a énormément influencé.

– La construction de mandala est elle une pratique spirituelle pour toi ?
La spiritualité bouddhiste integre le cercle comme élément sacré et moi aussi, mais je ne me sert pas du mandala comme outil de méditation,  en tous cas, pas ceux que je dessine.

– Quelle est ta façon de travailler ? (Brouillons, de manière directe, utilises tu des outils informatique …)
Je travaille au brouillon, et au crayon avant de mettre au propre le dessin définitif. Je
n’utilise l’ordinateur que pour scanner et retoucher. Je m’en passerais volontiers mais il est difficile de passer au travers de la technologie.

– Quels sont les artistes qui t’inspirent?
je suis un admirateur de Moebius, Egon Schiele , Leonardo de vinci, Alberht Durer, Coloman Moser , Mucha, Klimt, la ligne clair de l’ école de bd belge m’a beaucoup inspiré aussi !! il y en a beaucoup d’autre encore ……

– Comment définirais tu ton travail en général ? Et quelles sont tes techniques privilégiées ?
Cela m’est très difficile de décrire mon travail, disons que mes influences sont en
grandes parties sculpturale, je m’explique : les temples D’Angkor (Cambodge) ou Khajurâho (inde) m’inspire beaucoup.

– As tu des projets en vu pour les mois qui arrivent ?
J’ai  pour projet des collages grands formats en couleurs, j’espère en proposer quelques uns sur mon flickr bientôt.
je n’ai malheureusement pas de projets d’exposition.Cela me ferait le plus grand bien après celle de la galerie Anne Vignial, qui m’a mis un coup au moral, et qui n’a pas été très fructueuse. Si tu as des idées ou des propositions a me faire, elles sont le bien venues!

– Si tu devais choisir une chanson pour accompagner cet interview, quelle serait-elle?
je suis un grand amateur de musique !! Me demander de choisir un titre est un vrai casse tête,
J’anime plusieurs émissions musicales sur la radio associative de ma région ! Je ferais
donc plusieurs propositions, Jimmy castor bunch : it’s just begun, bad brains : pay to cum, donny hathaway :little,ghetto boy(live), mandrill:get it all.

– Un dernier mot que tu voudrais partager ?
Je voudrais en conclusion : un monde plus juste ou le partage serais une valeur essentielle, et merci a toi pour ton intérêt et ta curiosité. peace!!

– Merci

– Le Flickr de Ludwig
– Le group Flickr Ludwig

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